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Collections

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VENTE DU lundi 02 mars 2020

COLLECTIONS
Un coup de cœur, une irrésistible attirance, le désir ardent de posséder l'objet convoité…
et de trouver la pièce rare qui viendra compléter un ensemble patiemment réuni !


La collection est affaire de séduction, de passion et d'opiniâtreté ! « Tant que l'objet que nous désirons n'est pas là, il nous paraît supérieur à tout, à peine est-il à nous, nous en voulons un autre et notre soif reste la même… » (Lucrèce)

Les collections qui seront dispersées lundi 2 mars 2020 à 14 h à Rennes Enchères par Maître Carole Jézéquel ont été constituées avec autant de cœur que de discernement par des collectionneurs épris de curiosité ! Elles frappent par leur diversité et leur originalité : des tableaux et des sculptures modernes, des peintures aborigènes d'Australie, des sculptures africaines du Congo et du Burkina Faso, la collection d'archéologie du peintre Yves Brayer (céramiques mexicaines et péruviennes préhispaniques, statues en marbre d'époque hellénistique). Ainsi qu'un ensemble étonnant de coiffures civiles, militaires et d'administrations.


33

Rupert CARABIN (1862-1932)

« La Gavotte »

Exceptionnel vase sculpture
Bronze à patine brune nuancée
sur une terrasse circulaire
signé R. Carabin

Ht : 51 cm Diam 53 cm

18 000/30 000€

Ébéniste et sculpteur de talent, amoureux du bois, « la matière la plus admirable que la nature donna à l'homme », CARABIN est reconnu pour ses meubles uniques sculptés de nus féminins ou d'animaux. Il s'est beaucoup investi dans le mouvement de renouveau des arts décoratifs, soucieux de les élever au rang d'arts majeurs et de réformer leur enseignement. Loin de se limiter au mobilier, Carabin a pratiqué la céramique et ciselé le bronze. En témoigne « La Gavotte » exposée en 1908 au Salon de la Société nationale des Beaux-Arts. En bronze à patine brune, ce vase sculpture exceptionnel évoque une danse bien connue dans le pays de Quimper. Les danseurs et les danseuses font la farandole autour d'un énorme tronc d'arbre couronné de feuillages. En 1906 Carabin avait exposé au même salon le plâtre de « La Gavotte » et celui de « La Laridée » présentés en paire.

34

Sam SZAFRAN, « SANS TITRE », 1957

Peinture sur toile
(craquelures en haut à gauche)
signée et datée en haut à gauche
195x90cm

7000/12000€

Né à Paris en 1934, Sam SZAFRAN échappe à la rafle du Vel d'Hiv en 1942 et émigre avec sa mère en Australie. De retour à Paris en 1951, il entre à l'Académie de la Grande Chaumière, dans l'atelier d'Henri Goetz. Il y côtoie toute l'avant-garde : Nicolas de Staël, Jean-Paul Riopelle, Joan Mitchell, Yves Klein, Alberto Giacometti. Il découvre les collages de Kurt Schwitters, les «matériologies» et les «texturologies» de Jean Dubuffet, Simon Hantaï, Bernard Réquichot. On en trouve un écho dans cette toile de 1957, l'une de ses premières œuvres abstraites, toute en matière, en coulures et en rugosités. « Elle exprime une sorte de puissance et de colère et n'est pas sans rappeler le dripping de Jackson Pollock. » Sam Szafran a fait l'objet de trois grandes rétrospectives à Paris en 2000, à Cologne en 2010 et en Suisse en 2013.



COLLECTION DE PEINTURES ABORIGÈNES D'AUSTRALIE

Les premières manifestations de l'art aborigène australien remontent à 30 000 ans : des peintures et des gravures rupestres. Dans les années 30, ces peintures jusque là ignorées, voire méprisées par la puissance colonisatrice, finissent par retenir l'attention par leur dimension religieuse et leurs motifs pointillistes en apparence abstraits. Au point que l'art aborigène renaît à partir des années 70 ! A l'exemple des Aborigènes du Grand Désert central et du Kimberley qui recouvraient le sol de lignes en pointillés avec des pigments naturels (craie, argile, charbon de bois, ocres) les artistes contemporains, pour la plupart des femmes, célèbrent à leur tour la Création de l'Australie, un souvenir toujours vivant appelé le « Temps du Rêve ». Elles évoquent les mythes fondateurs, les Grands ancêtres : « esprits-éclairs », demi-dieux, animaux (tels l'opossum, le lézard, le serpent arc-en-ciel, la fourmi-volante, la chouette), plantes… sortis du magma originel pour façonner le continent. Des récits millénaires !

56

Sarrita KING(1988)

Waterholes, 2013

Acrylique sur toile, 60x60cm

500/600 €
61

Kathleen PETYARRE (1938-2018)
Le Rêve du Lézard de la Montagne du Diable , 2012

Acrylique sur toile 60x60cm

1200/1500€

Kathleen Petyarre (1938-2018), l'une des grandes femmes artistes de la communauté Utopia raconte ainsi la déambulation d'un lézard mythique qui aurait pendant le « Temps du Rêve », créé le paysage d'Atnanger (n°61, Le Rêve du Lézard de la Montagne du Diable). Sarrita King (1988) suggère les trous d'eau nécessaires à la survie des Aborigènes par des cercles concentriques tandis que les cours d'eau souterrains qui les alimentent sont figurés par des lignes sinueuses (n°56 Waterholes). Les plantes essentielles à la vie sont très présentes : le Yuparli, liane grimpante recherchée pour ses fruits, ses feuilles et ses fleurs, le cornouiller dont le bois est utilisé pour le feu et la fabrication d'armes. On est frappé par « l'énergie, la vitalité, la créativité qui se dégagent de ces peintures » !



SCULPTURES AFRICAINES DU CONGO, GUINÉE, BURKINA FASO…

Picasso, Derain, Vlaminck, Matisse étaient émerveillés par la modernité de la sculpture africaine, cubiste avant l'heure avec cette manière si audacieuse de géométriser les visages et les corps ! Pourtant cet art reste méconnu : pas de signatures d'artistes, pas de traces des commanditaires. Par contre, des individualités artistiques très fortes au sein des ateliers, et des motifs propres à chaque peuple et à ses rituels.

En Guinée, le masque-serpent est caractéristique du peuple Baga. Appelé « a-mantsho-na-tshol » (seigneur des soins), il était porté lors du rituel de clôture de l'initiation des garçons (n° 81 : 8000/12000€).


Le serpent se retrouve au Burkina Faso tel ce gigantesque « serpent » de 2,40 m de long en bois dur gravé de petits motifs peints, représenté la gueule ouverte et la langue apparente (n° 82 : 3000/4000€). Au Congo, le masque porté à l'occasion de la mort d'un chef ou lors d'un rite lunaire est très particulier avec ses formes angulaires, sa crête sur le crâne, ses yeux proéminents, la bouche en projection ouverte, la face striée de noir et de blanc (n° 83 : 800/1200 €).


Quant aux statuettes de maternité en provenance du Gabon, elles se reconnaissent au fait que le mère et son enfant ne semblent faire qu'un ! (N° 97 : 6000/8000€).




COLLECTION DE CÉRAMIQUES DU PÉROU ET DU MEXIQUE

110

Exceptionnel couple, céramique à engobe rouge


Hauteur de chaque statuette : 35 cm
Mexique, Nayarit, proto-classique 100 av-250 ap.J.C.

3500/5000€

Les céramiques de la culture Nayarit dans le Mexique occidental et pour la période proto-classique (100 avant-250 après J.-C.) se reconnaissent à leur belle engobe rouge et à la morphologie des personnages représentés : large torse, bras grêles et atrophiés, petites jambes, tête bien dégagée, visage expressif, oreilles percées de nombreux anneaux et présence d'un « nariguera » dans le nez (anneau nasal). Tous ces caractères se retrouvent dans l'exceptionnel couple collecté dans la première moitié du XXe siècle et resté depuis dans la même collection privée.



COLLECTION DU PEINTRE YVES BRAYER (1907-1990)

Grand Prix de Rome en 1930, élu membre de l'Académie des Beaux-Arts en 1957, présent dans de nombreux musées et collections tant en France qu'à l'étranger, curieux de tout, Yves Brayer était connu pour sa vitalité créatrice dans tous les domaines de l'art : estampes, illustrations de livres d'artistes, décorations murales, cartons de tapisseries, maquettes de décors et de costumes pour le Théâtre-français et les Opéras de Paris… Il s'adonnait avec bonheur à la peinture de paysage et vouait une véritable passion à la Provence, à ses villages, ses plantations d'oliviers et de cyprès sans oublier les Alpilles et leurs plissements calcaires, la Camargue peuplée de chevaux blancs et de taureaux noirs…

Grand voyageur, Yves Brayer aimait découvrir les civilisations lointaines. C'est à l'occasion d'un voyage au Mexique qu'il a commencé à collectionner les antiquités préhispaniques.



ARCHÉOLOGIE DU MEXIQUE

151

IMPORTANTE URNE FUNÉRAIRE

Terre cuite grise
divinité assise
Mexique, Monte Alban, Zapotèque
600-1000 après J.-C.
Cassé, collé restauré

1800/2500 €

Les artistes du Mexique préhispanique en particulier à l'époque Zapotèque (600-1000 après J.-C.) sont des céramistes nés : une grande créativité, un talent certain pour façonner toutes sortes de statuettes, de coupes, de vases globulaires ou tripodes et d'urnes funéraires souvent anthropomorphes. Les plus belles proviennent du site archéologique de Monte Alban inscrit en 1987 sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco, site remarquable pour ses pyramides à degrés et son jeu de balle. Placées sur les tombes des dignitaires telles des offrandes, les urnes funéraires ne contenaient pas les cendres des défunts mais les denrées nécessaires à leur voyage dans l'au-delà. Celle que présente Rennes Enchères (n°151) figure une divinité assise impressionnante par ses bras grand ouverts et l'exubérance de ses parures : colliers, bracelets à pendants, anneaux d'oreilles et haute coiffe richement sculptée.



ARCHÉOLOGIE ROMAINE

159

TÊTE ANTÉFIXE D'UNE JEUNE KORÈ


Terre cuite à patine gris-beige
Italie du Sud ou Sicile, dernières années du VIIe siècle avant J.C.

haut : 28 cm

Expertise Simone de Monbrison 22.12. 1980
Test d'examen de luminescence par le Laboratoire

Ciram 16.01.2020

8 000/ 12 000 €

Dans la statuaire grecque de la période archaïque (de 600 à 500 avant J.C), la « korè » est une statue représentant une jeune fille. La statue de jeune homme porte, elle, le nom de « kouros ». Vu de face, le visage de la « koré » est souvent mis en valeur par une chevelure ondée se prolongeant par des tresses annelées. La robe de la jeune fille est plissée. Des « korés » en grand nombre ont été retrouvées lors des fouilles de l'Acropole d'Athènes, déposées dans des fosses après la destruction du site. Il faut y voir des offrandes votives. Dans la Grande Grèce (Italie du Sud et Sicile), les antéfixes, motifs en terre cuite sculptée, placés à l'extrémité d'une rangée de tuiles sur les toits ou les corniches d'un édifice étaient souvent rehaussées d'une tête de « koré ».

160

Tête d'ISIS-APHRODITE

Marbre
Chevelure surmontée du nœud d'Isis
Art grec, époque romaine, IIème siècle après J.-C.

Haut. 35 cm

Acquise par Olivier Brayer avant 1960

18 000/25000 €

Entre la fin du IVe siècle et la fin du IVe siècle de notre ère, le culte d'Isis, sœur et épouse du Dieu Osiris se répand dans tout le bassin méditerranéen.

Dans les sanctuaires qui lui sont consacrés en Grèce et en Italie s'opère un synchrétisme. L'iconographie et le culte d'Isis s'hellénisent. Née dans l'Egypte des Ptolémées, Isis-Aphrodite tient son beau visage de la déesse de l'Amour tandis que ses cheveux relevés en nœud rappellent que c'est à l'aide des nœuds d'un cordon qu'Isis a ramené Osiris à la vie.

161

STATUE ACÉPHALE D'UNE DIVINITÉ

Marbre
Epoque romaine, IIème siècle après J.-C.

Haut 97 cm


15000/18000 €

Cette belle statue de marbre, certes privée de tête, est remarquable par la beauté du drapé qui laisse deviner le corps. La jambe droite fléchie suggère l'amorce d'un mouvement.

Elle a l'allure d'une vestale, prêtresse de la Rome antique chargée d'entretenir le feu sacré dans le temple de Vesta sur le Forum. Habituellement, la vestale porte une tunique appelée stola et un long châle, la palla, drapé sur l'épaule gauche. Et pour les rituels et sacrifices, un voile de laine blanche.



COLLECTION DE COIFFURES MILITAIRES


Qui dit uniformes, dit aussi coiffures militaires : casque, bicorne, shako, képi…
Formes, couleurs, insignes… sont fonction de l'arme, du régiment, du grade et aussi des modes…

En acier, le casque protège la tête. C'est aussi une coiffure de parade. Au sein de la Grande Armée de Napoléon, le casque était porté dans la cavalerie de ligne (dragons et lanciers) et la grosse cavalerie (carabiniers et cuirassiers), casque prolongé à l'arrière par une crinière en crin de cheval pour protéger la nuque d'un éventuel coup de sabre. (ci-contre : Gericault, Cuirassier blessé quittant le feu, 1814, Brooklyn Museum).

Le bicorne, en feutre taupé noir, fait partie de l'uniforme des officiers dans de nombreux pays du XVIIIe jusqu'au XIXe siècle. En France, il est adopté à la Révolution et s'agrémente d'une cocarde. Par sa forme plate, il pouvait se tenir à la main d'où son surnom de « chapeau bras ». Au fil du temps, le port du bicorne change… Le soldat le porte « en bataille », parallèlement aux épaules, l'officier «en colonne», perpendiculairement aux épaules. Napoléon le portait « en bataille », comme les hommes de troupe ! Dans l'armée, le bicorne est abandonné en 1806. Seuls l'état-major, l'administration, les maréchaux, les généraux et les officiers qui ne sont pas de service le conservent. Les élèves de l'Ecole polytechnique et les Académiciens le portent encore. D'abord coiffe des hussards, le shako, du hongrois « czako » remplace en 1807 le bicorne des officiers. De forme tronconique depuis le Second Empire, muni d'une visière, il est encore porté par les officiers de l'Ecole militaire de Saint-Cyr avec un casoar du plus bel effet !

À partir de 1861, le képi, de l'allemand « Kappe » remplace le shako. Les couleurs, soutaches, insignes, galons varient en fonction de l'arme, du régiment et du grade. Entre shako et képi, on remarquera la curieuse « casquette du Père Bugeaud » ainsi dénommée par un bataillon de zouaves d'Afrique. Cette « casquette » de maréchal a inspiré le chant militaire du même nom écrit en 1846.

Gwénaëlle de Carné


EXPERTS :


TABLEAUX MODERNES, SCULPTURES

Michel et Raphaël MAKET, membres du SFEP
17 avenue de Messine, 75008 PARIS-tel. +33 (0) 1 42 25 89 33
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Michel ROUDILLON, membre du SFEP
35 rue de Grenelle, 75007 PARIS - Tel. +33 (0) 6 09 77 12 45
michelroudillon@wanadoo.fr


PEINTURES ABORIGÈNES d'AUSTRALIE

Stéphane JACOB-LANGEVIN, expert CNES
179 boulevard Pereire, 75017 PARIS -Tel. + 33 (0) 1 46 22 23 20
sj@artsdaustralie.com-www.artsdaustralie

SCULPTURES AFRICAINES, ARCHÉOLOGIE

Jean ROUDILLON et Pierrette REBOURS, Membres du SFEP
206 boulevard Saint-Germain, 75007 PARIS
Tel. + 33 (0) 1 42 22 85 97 -fax +33 (0) 1 45 48 55 54
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COIFFURES MILITAIRES

Jean-Claude DEY
Expert honoraire près la Cour d'Appel de Versailles
8 bis rue Schlumberger, 92430 MARNES LA COQUETTE
Tel. +33 (0) 1 47 41 65 31 - Fax. + (0) 1 47 41 17 67
jean-claude.dey@wanadoo.fr Assisté d'Arnaud de GOUVION SAINT-CYR


EXPOSITIONS PUBLIQUES :
Samedi 29 février 10h/13h et 15h/18h, Dimanche 1er Mars15 h/18h Lundi 2 mars 9h/11h