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TABLEAUX et SCULPTURES MODERNES

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VENTE DU lundi 03 juin 2019


TABLEAUX ET SCULPTURES
du XIXe au XXIe siècle


L'inspiration ? Les peintres comme les écrivains la décrivent comme une sorte de révélation foudroyante, d'illumination qui dès qu'elle est reçue ne cesse de les habiter. Il leur faut matérialiser au plus vite ce souffle créateur, fixer cette étincelle sur le papier ou sur la toile avant qu'elle ne s'évanouisse ! Les 60 artistes réunis par Maître Jézéquel et les experts Michel et Raphaël Maket en ont tous fait l'expérience. Henri Rivière s'inspire autant de la Bretagne que du Japon ; Alphonse Osbert revit la douce mélancolie de l'aurore et du crépuscule ; Victor Brauner le surréaliste, s'aventure dans les mondes du rêve ; Leonor Fini laisse courir son imagination fantasque ; Bernard Buffet recompose la réalité avec son graphisme bien à lui… Tous ces peintres ont cueilli l'inspiration, ils l'ont nourrie de tout ce qu'ils ont vécu et ressenti, les joies comme les douleurs.

Henri RIVIÈRE

À la faveur du traité d'amitié et de commerce signé entre la France et le Japon en 1858, les artistes français découvrent les estampes japonaises d'Hokusai, Hiroshige, Utamaro… Ces images en couleurs, imprimées sur papier à partir d'une planche de cerisier gravée connaissent un vif succès : paysages, portraits d'acteurs du théâtre Kabuki, images du « monde flottant » (Ukiyo-e). Manet, Degas, Van Gogh, Toulouse-Lautrec, Monet en achètent chez Siegfried Bing, l'éditeur de la revue Le Japon artistique et s'en inspirent pour leurs compositions.

Peintre et graveur, créateur du théâtre d'ombres du Chat noir, proche de Hayashi Tadamasa qui tenait à Paris une boutique d'estampes, Henri Rivière (1864-1951) apprend la technique des « bois gravés » par lui-même ! En 1892, il expose au Salon de la Société des peintres-graveurs français (Galerie Durand-Ruel) ses Paysages bretons (33 estampes imprimées à la main). Salué par la critique, il grave au même moment les six estampes de La Mer, Études de vagues. Après 1894, il délaisse la gravure sur bois pour la lithographie, plus rapide d'exécution.

Comme les maîtres japonais et avec une manière très poétique d'égrener les heures et les saisons, Rivière groupe ses estampes par séries thématiques. En témoignent les études atmoshériques de la Féérie des Heures (1901-1902), Aspects de la nature (1897), Au vent de Noroît (1906), le Beau Pays de Bretagne (1903) et l'album des Trente-six vues de la tour Eiffel (1888-1902) , hommage aux Trente-six vues du mont Fuji de Hokusai.

Rivière a retenu la leçon de ses aînés : dessin épuré, formes cernées d'un trait, sans modelé, couleurs posées en aplats, format allongé,et tout un répertoire de motifs et de procédés de composition japonisants(rideau d'arbres coupés à leur sommet, sujet du premier plan tronqué par le cadre…). Il a peint et gravé laBretagne avec l'œil d'un vrai Japonais ! Au point de faire de cette région « une dépendance des archipels nippons » ! (mot d'un critique de l'époque, cité par Claude Roger-Marx, La gravure originale au XIXe siècle, Paris, 1962).



HENRI RIVIÈRE, LITHOGRAPHIES EN COULEURS

127 LE PREMIER QUARTIER, planche 5 de la série LA FÉÉRIE DES HEURES,1902 , 400 € / 600 €
129 LE CRÉPUSCULE, planche 12 de la série LA FÉÉRIE DES HEURES, 1902, 300 € / 500 €
130 L'ORAGE QUI MONTE, planche 13 de la série LA FÉÉRIE DES HEURES, 1901, 300 € / 500 €


121 ILE DE BRÉHAT, planche 16 de la série LE BEAU PAYS DE BRETAGNE, 300 € / 500 €
109 L'ILE, planche 7 de la série LES ASPECTS DE LA NATURE , 350 € / 550 €



134 LE PORT, planche 1 de la série AU VENT DE NOROÎT, 400 € / 700 €



18 ALPHONSE OSBERT, JEUNES FEMMES AU BORD DE L'EAU, LE MATIN, 1937

Huile sur carton (infimes restaurations), signé en bas à droite
contresigné et daté au dos
49x74,5cm

6000 € / 10000 €


ALPHONSE OSBERT

Les Symbolistes voyaient en Verlaine leur chef de file. Ses mots dans L'Art poétique (1874) semblent trouver une résonance dans la peinture d'Alphonse Osbert :


« Car nous voulons la nuance encore.
Pas la couleur, rien que la nuance !
Oh ! la nuance seule,
fiance le rêve au rêve
et la flûte au cor. »


Peintre symboliste, Osbert est un maitre de la lumière, attentif aux effets de l'aurore et du crépuscule : des ciels aux bleus très doux, voilés de brume, des mauves et des roses poudrés, délicatement fondus. Une palette tout en nuances ! Ses paysages hors du temps respirent le calme et l'harmonie : paysages d'eau le plus souvent avec toujours quelques nymphes ou muses au repos. Par leur seul regard fixé sur l'horizon, elles invitent à la contemplation ! Chez Alphonse Osbert, les premiers plans sont animés de petites touches de couleurs frémissantes de lumière.



21 HARMONIE DU MATIN, 1913
huile sur carton (petites restaurations)
signé en bas à gauche
dédicace à Eugénie, nièce de l'artiste
35,5x48 cm

3000 € / 5000 €


42 MOUTONS AU BORD DE L'ETANG, LE SOIR, 1917
Huile sur carton (petites restaurations),
signé en bas à droite, titré et daté au dos
39,5x52,5cm

2500 € / 4000 €


VICTOR BRAUNER


De tous les peintres surréalistes, Victor Brauner (1903-1966) est sans doute celui dont l'œuvre est la plus onirique, peuplée de figures stylisées, hybrides et chimériques.
Confronté très jeune à la misère dans sa Moldavie natale troublée par la révolte paysanne de 1907, Brauner trouve son salut dans l'ésotérisme et la peinture. Dès l'enfance, il assiste en cachette aux séances de spiritisme organisées par son père. Il en gardera le goût du rêve, du fantastique, du merveilleux. Formé à l'école des Beaux-Arts de Bucarest de 1919 à 1921, il subit l'influence des Dadaïstes. Lors d'un voyage à Paris en 1925, il découvre le Surréalisme et s'en rapproche en 1932, à la faveur de son installation à Paris et de son amitié avec Yves Tanguy. André Breton préface le catalogue de sa première exposition en 1934 à la galerie Pierre.
Etranger, juif, communiste, dadaïste et surréaliste, Victor Brauner avait tout à craindre de la guerre ! Candidat mallheureux à l'exil, il se réfugie en 1942 dans un village des Hautes Alpes. Faute de toiles et d'huile, il réinvente la peinture à la cire. Cette technique l'oblige à travailler en aplats, en deux dimensions, à simplifier les formes, à styliser les motifs, dans une écriture plastique inédite. Sa passion pour les sciences occultes, les civilisations anciennes et les arts primitifs trouve un écho dans ses œuvres (Motan de Lune, 1946, Anagogie, 1947, Le lion double, 1947…)

Victor BRAUNER

148 COUPE DU DOUBLE, 1961
Huile sur toile (craquelures et petis enfoncements)
signée et datée en bas à droite
81x65cm

40000 € / 70000 €

Un certificat de Monsieur Samy Kinje sera remis à l'acquéreur accompagné d'une attestation d'Alexander IOLAS,datée du 12 janvier 1977, qui certifie qu'il a acheté cette toile directement à l'atelier de l'artiste.


À la suite de sa rupture avec les Surréalistes en 1947, Brauner déserte ce « théâtre mental » et s'aventure vers l'Abstraction lyrique avant d'entreprendre, selon ses mots, « la douloureuse reconquête de son authenticité ». Ainsi revient-il dans les années 60, au monde du rêve et à la peinture à la cire : des figures hybrides vues de profil, des couleurs plus douces, des formes imbriquées comme découpées au ciseau. De ses dernières toiles telle Coupe du double (1961) émane une certaine sérénité. Dans cet autoportrait, on retrouve l'oiseau. L'oiseau de la liberté, présent dans plusieurs de ses peintures (Initiation à la liberté de pensée, 1954, La liberté de pensée, 1961, Femme oiseau,1961…) et dans les photographies qui le représentent. En 1938, Walter Limot le photographie avec un squelette d'oiseau sur la main. Un peu plus tard, Brauner prend la pose avec une pie perchée sur la tête. « Un seul oiseau en cage, la liberté est en deuil… » (Paul Eluard )



LEONOR FINI


Née à Buenos-Aires d'un père argentin et d'une mère italienne, Leonor Fini a passé presque toute sa vie d'artiste à Paris au contact de tout que la capitale comptait de talents artistiques et littéraires : André Breton, Giorgio de Chirico, Victor Brauner, Max Ernst, Man Ray, Georges Bataille, Paul Éluard, Jean Cocteau, Jean Genet, André Pieyre de Mandiargues, Marcel Aymé… A sa mort en 1996, le Times soulignait « sa beauté physique, son art érotique, ses légions d'amoureux…» Les images qui demeurent d'elles la montrent perpétuellement costumée, déguisée. « On me dit, écrivait-elle, vous auriez dû être actrice. Non, pour moi, seule, l'inévitable théâtralité de la vie m'intéresse. »
Proche des surréalistes tout en gardant ses distances avec le mouvement, c'est en femme libre et solitaire qu'elle explore son univers onirique. Elle met en scène des femmes aux yeux clos, tour à tour souveraines, hiératiques, maléfiques avec leur grâce alanguie, leur sensualité ambigüe, le tout dans « une atmosphère ténébreuse et incandescente, toujours énigmatique ».


150 L'ARME BLANCHE

Huile sur toile rentoilée, signée en bas à droite,
inscription au dos : L'arme blanche Leonor Fini
et une étiquette du transporteur Henri Harsch
mentionnant la galerie Lambert Monet à Genève
81x60cm

60000 € / 90000 €

Un certificat de Monsieur Richard Overstreet sera remis à l'acquéreur


Dans un essai* consacré à Leonor Fini, Vanja Strukelj dans son article (Nel teatro della fotografia) évoque les liens entre Leonor Fini et la photographe Dora Maar et une parenté dans leurs recherches sur le corps féminin. Il prend pour exemple, avec la date de 1936, le tableau de Leonor Fini « Jeux de jambes dans la clé des rêves ou l'arme blanche,1936 » (en français dans le texte italien).

*Maria Masau Dan & Vanja Strukelj, Leonor Fini, Giunti 2014.


149 PROSERPINE OU LES ENFANTS SUBSTITUÉS, 1973

Huile sur toile, signée en bas à droite, au dos une étiquette
d'exposition de la galerie Lambert Monet à Genève
avec le titre, la date et les dimensions
130x97 cm

60000 € / 90000 €

Un certificat de Monsieur Richard Overstreet sera emis à l'acquéreur


Bernard BUFFET


153 NATURE MORTE AUX FRUITS ,1962

huile sur toile (quelques craquelures), signée et datée en haut vers la droite, au dos de la toile un
n° 28 I et une étiquette de la galerie Léandro au dos du châssis

65x81 cm
70000 € / 120 000 €

Un certificat de Monsieur Maurice Garnier en date du 14 septembre 1995 sera remis à l'acquéreur


Peintre et graveur français, Bernard Buffet (1928-1999) a participé au mouvement de L'Homme Témoin, mouvement anti-abstrait créé en 1948 par les peintres Lorjou et Mottet et le critique Jean Bouret. Véritable Don Quichotte de l'art figuratif, Buffet combat l'Abstraction de toutes ses forces : portraits, nus, paysages, intérieurs, natures mortes… Chaque année, le premier jeudi de février, la Galerie Maurice Garnier lui a consacré une exposition. Et cela pendant 50 ans, sur un thème chaque fois différent : la Passion du Christ, le cirque, les oiseaux, Annabel, la corrida, le Japon, les nus, les natures mortes, les autoportraits, les paysages, Don Quichotte, les bateaux, la Bretagne, les clowns…

Sa peinture expressionniste est reconnaissable au premier coup d'œil : toute de traits noirs, anguleux et acérés, alors en accord avec les thèmes choisis (misère, crucifixion, aliénation, violence, guerre). Par la suite, sa palette s'enrichit comme en témoigne cette nature morte aux fruits vivifiée par l'opposition du rouge et du vert.

Gwénaëlle de Carné




EXPERTS :

Michel et Raphaël MAKET

Membres du Syndicat français des Experts Professionnels

en Œuvres d'Art et Objets de Collection

17 avenue de Messine 75008 PARIS

Tel. +33 (0) 1 42 25 89 33

info@maket-expert.comwww.maket-expert.com



EXPOSITIONS PUBLIQUES

À PARIS des pièces principales

sur rendez-vous chez l'expert jusqu'au 27 mai


À RENNES

Samedi 1er juin :10h/13h et 15h/18h
Dimanche 2 juin :15h/18h
Lundi 3 juin : 9h/11h