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TABLEAUX ANCIENS, OBJETS D'ART & MOBILIER

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VENTE DU dimanche 10 novembre 2019

Ce sont souvent les meubles, les tableaux, les objets d'art qui font les belles demeures et leur donnent du cachet : un tableau ancien, une tapisserie d'Aubusson, un bureau Louis XV au délicat décor de marqueterie, une paire de consoles en bois doré sculptée en Italie, un bronze à la belle patine, une cafetière en argent finement ciselée, des porcelaines de Chine aux riches couleurs, une pendule à la sonnerie cristalline… Les grandes propriétés changent de main, les œuvres d'art qui en avaient fait l'ornement sont hélas dispersées mais fort heureusement, les unes et les autres sont appelées à renaître ! Il suffit d'une rencontre avec l'objet de ses rêves, d'un coup de cœur… pour changer le cours des choses ! Dimanche 10 novembre à 14 heures, Maître Carole Jézéquel et ses experts livreront aux enchères quelques 300 lots provenant de plusieurs demeures.



Bureau plat à marqueterie de fleurs, estampillé MIGEON, époque Louis XV

Sous Louis XV, le bureau plat est, avec la commode, la pièce de choix d'un bel ameublement ! Vers 1740, son plateau rectangulaire, recouvert de maroquin ceinturé d'un quart-de-rond de cuivre, esquisse un mouvement ondulant. Ses trois tiroirs se compliquent à l'intérieur de cases, de secrets, de compartiments longs et étroits pour mettre à l'abri les rouleaux de pièces. Deux tablettes, parfois quatre coulissent sur les côtés.

Reçu maître en 1739, Pierre II MIGEON est issu d'une talentueuse lignée. Pour répondre à la demande, il s'entoure des meilleurs ébénistes, tel Jacques Dubois, pour la réalisation du bureau dit « de Vergennes », aujourd'hui au Louvre. Très ingénieux, Migeon se spécialise dans les meubles mécaniques : tables brisées « en ciseaux », secrétaires « à culbute », « bureau à musique » commandé par l'Intendance des Menus Plaisirs pour le dauphin. Ses créations sont remarquables par la qualité des bronzes et de la marqueterie, triomphe des ébénistes de Louis XV !

Tapisserie d'Aubusson, XVIIe siècle 350x220 cm

Les gravures d'Abraham Bosse (1602-1676), connu pour ses scènes d'intérieur tel « L'hyver » offrent un très bon aperçu de la place que tenaient les tapisseries dans la décoration intérieure sous Louis XIII. Les peintres donnent aux lissiers de nombreux modèles et cela avant même qu'Aubusson, cité médiévale située au cœur de la Creuse, ne devienne Manufacture royale, en 1665. Les sujets de ces véritables « peintures de laine » sont variés : scènes mythologiques, vues de villes, scènes de chasse, scènes champêtres. Les paysages boisés dont les premiers plans sont peuplés d'oiseaux ou d'animaux sont très appréciés pour leur caractère paisible. Appelées « verdures », ces tapisseries à dominante de vert sont rehaussées de superbes bordures de feuillages stylisés, de guirlandes de fruits et de fleurs, signes de prospérité.


Deux plaques de porcelaine peinte, Berlin, KPM, d'après Murillo


Entre 1790 et 1830, trois grandes manufactures royales se disputent le marché de la porcelaine : Sèvres, Berlin (Königliche Porzellan Manufactur, abrégé en KPM) et Vienne.

A Sèvres, Alexandre Brongniart, directeur de 1800 à 1847 encourage la copie des tableaux des grands maîtres sur des plaques de porcelaine. En 1817 le Comte de Forbin autorise les artistes à copier les œuvres du Louvre. Copies qui nécessitent le talent de peintres accomplis, rompus aux techniques de la peinture sur porcelaine. La température des fours est alors difficile à maîtriser et la cuisson modifie les couleurs. Aussi la plaque était-elle cuite plusieurs fois et retouchée jusqu'à l'obtention des couleurs désirées.






Les peintres de la manufacture de Berlin entrent très vite en rivalité avec les copistes françaises les plus talentueuses telle Marie-Victoire Jacquotot, active de 1801 à 1842 et son élève Athénaïs Paulinier. En 1833 et 1836, Athénaïs participe aux salons de Paris et expose des plaques reprenant les tableaux de Murillo et de Velasquez. Le goût pour la peinture du siècle d'or espagnol est alors général en Europe. Les copies réalisées par les artistes de la KPM suivent de peu les créations de la manufacture de Sèvres et sont tout aussi précises et délicates. Les originaux des deux Murillo reproduits avec beaucoup de finesse : « Jeunes garçons mangeant du raisin et du melons », 1645/1646 et « Jeunes garçons mangeant des gâteaux », 1670 sont conservés à la Alte Pinakothek de Munich.




CONSTANT ROUX (1865-1929) « La colère d'Achille » ou « Achille se préparant au combat » vers 1920

Bronze patiné-HT.64.5 cm

« La colère d'Achille » est l'un des bronzes les plus connus de Constant Roux, Premier prix de Rome en 1894, prix Maubert de l'Académie des Beaux-Arts en 1900.

Cette sculpture s'inscrit dans la tradition classique par le soin porté à l'anatomie et au travail de l'expression : torse puissant, muscles tendus sous la peau de bronze, sourcils froncés, regard dur, menton volontaire. Saisi en plein mouvement en train d'ajuster sa jambière, Achille, le plus fameux des héros grecs, est connu pour son courage, son caractère ombrageux et son point faible : le talon. Sa mère l'avait plongé dans le Styx pour le rendre invulnérable, exception faite du talon par lequel elle le tenait d'où vient la fameuse expression « talon d'Achille » qui désigne une faiblesse pouvant conduire à l'échec.







PAIRE DE CONSOLES
en bois redoré
Italie, XVIIIe




Apparue en France, la console est l'un des meubles d'apparat du Siècle de Louis XIV et de l'époque Régence. En bois doré le plus souvent, elle est richement moulurée, sculptée de volutes et contre-volutes et rehaussée d'un plateau de marbre. Elle est la première à exploiter les lignes courbes de la Rocaille. Ses pieds droits ou arqués conservent un croisillon d'entretoise. En Italie, la console se fait plus exubérante encore tant dans le décor que dans les lignes tout en mouvement !






COMMODE EN PLACAGE DE BOIS DE ROSE ET DE VIOLETTE

estampillée GALET, époque Louis XV



Reçu maître le 13 mai 1754, Jean-Baptiste GALET est un ébéniste qui compte dans le Paris de Louis XV et de Louis XVI. Dans son atelier-boutique de la Grande rue du Faubourg Saint-Antoine, il réalise des meubles soignés : commodes en placage de bois de violette ou de rose (agrémentées de marqueteries de fleurs, de motifs géométriques ou de laques de Chine), secrétaires en pente, bureaux de dames, tables de tric-trac…




COMMODE DE PORT en satiné massif, XVIIIe


Au XVIIIe siècle, l'armement des bateaux et le négoce international font la prospérité des ports de la façade atlantique : Saint-Malo, Nantes, La Rochelle, Bordeaux. Pour meubler les élégantes demeures de cette bourgeoisie naissante, les ébénistes marient les tendances venues de la capitale aux modes locales en créant de nombreux meubles en bois massif à partir des bois exotiques d'outre-atlantique : acajou, satiné, palissandre, gaïac, citronnier… Lignes sobres, toujours élégantes, moulures vigoureuses, anneaux de tirage et entrées de serrures en bronze ou en laiton.






Prosper BARRIGUE de FONTAINIEU
(Marseille 1760-1850)
Huile sur toile, signée


63,5x75,3cm

Une carrière d'officier de marine puis de peintre ! Admis dans la Marine royale en 1776, promu enseigne de vaisseau en 1778 puis lieutenant de vaisseau en 1786, Prosper Barrigue de Fontainieu combat dans l'escadre de l'Amiral d'Estaing lors de la Guerre d'Indépendance américaine. De retour à Marseille, en pleine Révolution, il part pour Nice et de là pour Gênes. A son retour à Fréjus en 1792, il est jugé à Marseille comme émigré, banni de France et privé de tous ses biens. Ce qui l'incite à s'établir en Italie pour développer ses talents de peintre et en vivre. Revenu à Marseille en 1796, il est nommé professeur adjoint à l'École de dessin puis membre de la Commission des arts chargée de conserver les œuvres d'art saisies à la Révolution dans les maisons religieuses, celles-là même qui constitueront le fonds du Musée des Beaux-Arts de Marseille.

Elu à l'Académie de Marseille en 1801, Prosper Barrigue de Fontainieu s'est adonné avec bonheur à la peinture de paysage, dans la grande tradition du Lorrain : paysages italiens de la région de Naples, mais aussi des environs de Marseille, baignés d'une douce lumière avec de beaux effets de profondeur et souvent un motif d'arbre au premier plan. Des toiles adressées régulièrement au Salon de Paris entre 1801 et 1819.






PENDULE SQUELETTE À MOUVEMENT APPARENT
Bronze doré


La pendule squelette connait un vif succès dans les dernières années du XVIIIe ! Une prouesse technique de la part d'horlogers très soucieux de démontrer leur maîtrise. Cette pendule a la particularité de laisser voir son mouvement et son mécanisme au revers et au travers du cadran. Elle se compose souvent d'une arche supportant un ou plusieurs cadrans et présente un riche décor émaillé et de bronzes ciselés et dorés.





ORFÈVRERIE
Etui de cire à cacheter en or 1779 -1780


Du papier pour écrire, une plume, de l'encre, de la poudre à sécher (atacamite, un sable cuivreux du Pérou décrit en 1786 dans un mémoire de l'Académie royale des Sciences) et enfin un bâton de cire à cacheter pour sceller les missives ou les billets doux… Pour ranger le bâton de cire, les orfèvres du XVIIIe siècle imaginent de ravissants nécessaires sous la forme de petits étuis cylindriques en argent, en vermeil ou en or finement ciselés et dont l'extrémité cache un sceau à cacheter. Deux objets en un !





Gwénaëlle de Carné


Carole JÉZÉQUEL, COMMISSAIRE-PRISEUR

EXPERTS :

Alexis BORDES,
Tableaux anciens et XIXe

Sophie VERGNE,
Expert pour l'orfèvrerie

Bertrand BERTHELOT,
Membre du Syndicat Français des Experts Professionnels en œuvres d'art et objets de collections : Mobilier XVIIIe et XIXe, Pendules, Objets d'art, Sculptures...

Cabinet PORTIER et Associés,
Membre du Syndicat Français des Experts Professionnels en œuvres d'art : Arts d'Asie


EXPOSITIONS PUBLIQUES :

Vendredi 8 novembre sur rendez-vous, Samedi 9 novembre 10h/13h et 15h/18h, Dimanche 10 novembre 9h30/11h