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MARINE, TABLEAUX, ORFEVRERIE, OBJETS D'ART & MOBILIER

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VENTE DU lundi 18 mars 2019

MARINE, TABLEAUX ANCIENS, ORFÈVRERIE,
MOBILIER, OBJETS D'ART…

Des pièces rarissimes telles ces superbes maquettes de vaisseaux du XVIIIe siècle, réalisées en os et dignes du Musée de la Marine ! Des tableaux pleins de charme (un paysage italien de Rémond, un émouvant visage d'enfant au ciel, un vase de fleurs éblouissant dans le goût flamand). Des pièces d'orfèvrerie à la mesure du raffinement de l'art de la table en France aux XVIIIe et XIXe siècles. Des céramiques dont une collection de Vierges en faïence de Rennes. Des meubles travaillés avec goût comme cette console Régence en bois doré ou cette commode nîmoise à l'exubérant décor sculpté. Des objets d'art, des sculptures, des verreries, des tapisseries d'Aubusson… Maître Carole Jézéquel et ses experts, Philippe Neveu, Alexis Bordes, Sophie Vergne, Bertrand Berthelot, ont réuni des oeuvres dont la qualité, l'originalité, l'histoire, la sensibilité, le charme, devraient ravir amateurs et collectionneurs !

Des maquettes de bateaux en os ! Remarquables par leur finesse et leur précision ! La plupart de ces chefs-d'œuvre ont été réalisés par des prisonniers français. Détenus sur les pontons anglais (navires de guerres désarmés) après la Révolution et les guerres napoléoniennes, ils trompaient ainsi leur ennui et amélioraient leur ordinaire. On estime à 67 000 le nombre de Français tombés aux mains des Anglais pendant ces 22 années de guerre totale !
A défaut d'ivoire, les prisonniers utilisaient des os de cétacés (baleine), d'albatros mais surtout de bovins (os à moelle, fémur, tibias). Avant la découpe, ils faisaient bouillir les os dans de l'eau additionnée de soude en cristaux pour les dégraisser et les blanchir. Finement ciselés, ces os étaient réservés à la sculpture des figures de proue, aux pièces d'accastillage et aux détails du château arrière.
Certaines maquettes sont entièrement réalisées en os, ce qui leur donne une grande valeur. Elles seraient l'œuvre de matelots originaires de Dieppe. Ce port était réputé depuis le XVIIe siècle pour le travail de l'ivoire d'Afrique. Ces artistes ont donné à « l'ivoire du pauvre » ses lettres de noblesse !



N° 21

Maquette de ponton d'un vaisseau à deux ponts de 80 canons
en os, présenté sans sa voilure

Cette maquette est un chef-d'œuvre aussi bien par ses dimensions que par la qualité de son exécution et parle vaisseau qu'elle représente. Il s'agit sans doute du « Tonnant » lancé en 1789.

Le premier d'une série de 35 vaisseaux standardisés mis au point par l'architecte naval Jacques Noël Sané sous la conduite du Chevalier de Borda. Vaisseaux plus rapides et mieux armés avec 80 canons répartis sur les deux ponts et les gaillards avant et arrière.

Capturé par les Anglais avec 5 autres vaisseaux de cette classe, tous navires réintégrés dans la Royal Navy, Le « Tonnant », rebaptisé « HMS Tonnant » en 1799 s'illustra dans de nombreuses batailles navales. Commandé par Lord Keith, c'est ce navire amiral qui, en 1815, conduisit Napoléon à Sainte-Hélène.


Circa 1800/1820
Longueur HT : 85,2 cm. Hauteur : 76 cm

25 000 / 40 000



N° 22
Maquette en os d'une frégate de « 18 » armée de 48 canons

Tout aussi exceptionnelle par ses dimensions et sa finesse d'exécution, cette maquette est remarquable de la carène aux batteries de canons, en passant par les grééments et le château arrière. Cette frégate appartient probablement à la classe « Armide » dont 5 exemplaires furent construits de 1804 à 1823. D'après la figure de proue— une déesse brandissant une couronne de fleurs—il s'agirait de la frégate « La Flore » mise à l'eau en 1806.

10 000 / 20 000



Scrimshaws


Au XIXe siècle, à bord des baleiniers, se développe un véritable artisanat de l'os et de l'ivoire : celui des scrimshaws, des gravures réalisées par les matelots pendant leur temps de repos sur des défenses de morses et de narval mais aussi des dents de cachalot en ivoire. Polies et gravées au trait avec une aiguille dure en os de poisson ou un couteau, elles représentent toutes sortes de scènes : trois-mâts baleiniers, (n° 24) chasse au cachalot (n°25) et images érotiques… Les scrimshaws étaient vendus mais aussi offerts par les matelots à leur bien-aimée au retour de la campagne de pêche. Cette technique d'origine Inuit aurait été découverte par les marins bretons. Le mot « scrimshaw » apparu en 1826 serait tiré du celte « châm charch » signifiant « travail inutile « !


N° 24 et 25

scrimshaws gravés d'un trois-mâts baleinier (400/500) et d'une scène de chasse à la baleine, en 1843 (350/500)





N° 38
Richard RUMMEL (1848-1924)

D'après une œuvre de - Affiche «French Line» de la Compagnie Générale Transatlantique représentant le paquebot France aux abords de New-York

Circa 1913/1920
68 x102,5cm
Éraflures, traces de fines pliures et fines déchirures

400 / 600

Mis en chantier à Saint-Nazaire, Le Picardie est rebaptisé France au moment de son lancement au Havre le 10 septembre 1910. C'est le deuxième navire de la Compagnie Générale Transatlantique à porter ce nom. Le plus grand paquebot français ! Le seul à être équipé de quatre cheminées ! Le plus rapide sur l'Atlantique Nord après les célèbres Lusitania et Mauretania de la Cunard Line ! Ses dimensions correspondent à la taille des bassins du Havre. Son luxe, sa modernité (un ascenseur relie les différents ponts), sa décoration « Grand siècle » lui valent le surnom de « Versailles des Mers ».

Le France quitte le Havre pour son voyage inaugural le 20 avril 1912, proposant plus de places de canots de sauvetage que de places pour les passagers, réglementation obligatoire après le naufrage du Titanic.
Composée d'après un tableau du peintre américain Richard Rummel, cette affiche extrêmement rare sur le marché montre le paquebot France et son escorte arrivant à New-York. Le Wool-Worth Building représenté en arrière-plan et achevé en 1913 est alors le plus haut gratte-ciel du monde : 241 m !



N° 37
Maquette d'armateur d'un cargo mixte à voiles et à vapeur 1872


145,5 cm x16,8 cm dans sa vitrine d'origine en acajou vernis


5000 / 8000

Cette maquette de chantier est exceptionnelle par sa rareté et la qualité de son exécution.
C'est l'une des plus anciennes (1872) connues concernant un cargo. Fabriquée en Angleterre à South Shields, elle représente le cargo mixte NORD II construit pour le compte de l'armement Ch. Berthelot, Derode et Cie de Dunkerque.



N° 71

École française vers 1800
Portrait d'un enfant dans les nuées

Huile sur toile (restaurations anciennes)
38,5x30 cm


400 / 600

Un portrait d'enfant aussi rare qu'émouvant : celui d'un « petit ange monté au ciel » !

Jusqu'au siècle dernier, bien des enfants mouraient, soit à la naissance, soit dans les premiers jours ou les premières années de la vie, emportés par une épidémie ou une maladie infantile.
Pour l'Eglise, il importait que l'enfant, qu'il ait vécu quelques jours, quelques mois, ou quelques années ait été baptisé pour accéder directement au Paradis. Il devenait alors un « petit ange », et par sa proximité avec Dieu et ses saints, un intercesseur, un protecteur pour sa famille restée sur terre. Une consolation pour les parents et l'assurance, pour le petit enfant, d'un avenir glorieux ! Si l'enfant n'avait pu être baptisé, il demeurait dans les Limbes (« limbus pueorum ») : lieu de séjour supposé des âmes des enfants morts sans avoir reçu le baptême.

Dans toute l'Europe, des tableaux rappellent le souvenir de petits enfants trop tôt enlevés à l'affection de leur famille. Dans les pays du Nord entre le XVe et le XIXe siècle, ils sont représentés vivants aux côtés des leurs, tant on croit en leurs vertus protectrices. Le « portrait mythologique de la famille de Louis XIV » peint en 1670 par Jean Nocret montre ainsi, au premier plan, deux enfants de Philippe d'Orléans figurés en Amours jouant de la lyre et deux enfants de Louis XIV, représenté bébés, sans ailes, sur un petit tableau au cadre doré. Tous morts en bas âge !
Au début du XIXe siècle, avant l'invention de la photographie, ces tableaux ex-voto, réalisés à domicile, prennent la forme d'un portrait. L'enfant disparu, représenté de face, parait vivant, les yeux grands ouverts avec une expression de béatitude ! Le ciel bleu, allusion au Paradis, est seulement assombri par quelques nuages. Discret écho à la douleur des parents.



N° 77
Jean-Charles-Joseph RÉMOND (1795-1875)

Paysage des environs de Rome avec une jeune femme, son enfant sur les genoux
Huile sur toile, signée et datée 1818 en bas à gauche
38x48 cm



2000 / 3000

« L'Italie !, L'Italie ! » Tel est le vœu de tous les artistes qui commencent à sentir les beautés de leur art et que possède l'enthousiasme du talent ! » écrivait Pierre de Valenciennes dans son « Traité de paysage » publié en 1800. Le voyage en Italie est en effet l'étape indispensable à la formation des peintres du début du XIXe siècle : Jean-Victor Bertin, Michallon, Corot, Rémond et tant d'autres ! C'est pour eux un parcours initiatique sur les pas de Nicolas Poussin et de Claude Gellée, avec la découverte de ces ruines antiques que baigne une lumière incomparable, de ces sites pittoresques propices au travail en plein air et à la composition de paysages historiques. Un genre très prisé depuis la création en 1817 du « Grand prix de Rome de paysage historique ».
Elève de Jean-Victor Bertin à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris, Rémond débute au Salon de 1814 avec deux paysages historiques. Il maîtrise pleinement l'art de la composition, joue volontiers de la succession des plans pour faire chanter les verts et les ocres, tel ce paysage de 1818 recréé dans la lumière de l'instant.
En 1821, Rémond remporte le « Grand prix de Rome de paysage historique » pour L'enlèvement de Proserpine par Pluton. À l'unanimité ! A son retour d'Italie en 1826, il ouvre un atelier, se consacre au paysage historique, publie deux recueils de lithograhies : Vues d'Italie dessinées d'après nature (1827-1832), et deux traités, Principes de paysages (1826) et Cours complet de paysages (1828).



N° 80
Ecole française vers 1680


Vase de fleurs, huile sur toile 106x94 cm


2800 / 3200

Au XVIIe siècle, en Hollande, dans les Flandres mais aussi en France, la nature morte gagne ses lettres de noblesse. Chaque peintre a sa spécialité. Par leurs couleurs et leur parfum que l'on se plait à imaginer, les bouquets réjouissent la vue et l'odorat ! Les fleurs représentées à différentes étapes de leur floraison pour donner à méditer sur la vie et la mort, la fuite du temps, la beauté qui se fane, sont dignes de celles qui figurent sur les planches de botanique.
Ce bouquet idéal où l'on remarque des tulipes épanouies et panachées de plusieurs couleurs est dans le goût flamand.



N°190

Importante table console en bois sculpté et doré


Ceinture centrée d'un visage féminin entouré de feuillage sur fond de quadrillé. Pieds galbés en feuillage voluté réunis par une entretoise en X arquée à plateau central. Dessus de marbre de Villefranche de Conflent (restauré).
Epoque Régence (petits manques et reprises en dorure)


Haut. 81 cm-Larg.148 cm-Prof. 66cm


8000 / 10000

En bois doré le plus souvent, richement moulurée et sculptée, rehaussée d'un plateau de marbre, la console est l'un des meubles d'apparat du siècle de Louis XIV et de l'époque Régence. Fixée au mur, elle n'est plus soumise aux lois de l'équilibre et de ce fait, est la première à exploiter les lignes courbes de la Rocaille. Ses pieds droits ou galbés, en cariatides ou en bustes de femmes sont réunis par un croisillon d'entretoise.




N° 193

Commode nîmoise en noyer mouluré et sculpté,

bombée et galbée en façade et sur les côtés. Deux tiroirs à réserves ornées de guirlandes feuillagées, marguerites et nœuds de ruban.Traverses basses ajourées, celle de façade centrée d'une soupière dans un médaillon. Montants antérieurs à réserve feuillagée terminés par des pieds à volutes. Côtés dits à « lunettes ». Pieds arrière volutés. Plateau à bec de corbin. Anneaux de tirage sur piastre feuillagé.

Nîmes, époque Louis XV
Haut. 90 cm- Larg.134 5 cm-Prof. 65,5 cm

10 000 / 12 000

Le mobilier provençal connaît son âge d'or au XVIIIe siècle ! Il doit beaucoup au savoir-faire des menuisiers et charpentiers de marine de l'arsenal de Toulon réputés depuis Colbert pour leurs talents de sculpteurs. La production se développe à Arles puis gagne les villes des alentours telle Nîmes. Dans la région, le noyer pousse en abondance. Apprécié pour sa couleur chaude, il est facile à sculpter et à moulurer et, prend, avec le temps, une belle patine dorée !
Le mobilier nîmois se reconnaît à ses galbes bien marqués, à ses pieds à fort enroulement en escargot, à ses moulures larges et profondes, à ses motifs rocaille d'inspiration Louis XV, à son décor végétal exubérant, tout en mouvement ! Les grandes traverses basses ajourées des commodes sont caractéristiques. De même le motif de la soupière également cher aux artisans d'Arles.




EXPERTS :

Alexis BORDES
,
Tableaux anciens et XIXe

Philippe NEVEU,
consultant pour les antiquités de marine

Sophie VERGNE,
expert pour l'orfèvrerie

Bertrand BERTHELOT,
Membre du syndicat français des experts en œuvres d'art et objets de collection : Mobilier XVIIe, XVIIIe et XIXe, Pendules, objets d'art

EXPOSITIONS PUBLIQUES

Vendredi 15 mars 15 h/18h

Samedi 16 mars 10h/13h et 15h/18h

Dimanche 17 mars 15/18h

Lundi 18 mars 9h/11h


L'INVITÉ DU SAMEDI :

Guy MAFFART, ébéniste à Rennes
parlera de ses techniques de restauration pour redonner vie au mobilier ancien