En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies afin de nous permettre d'améliorer votre expérience utilisateur. Cliquez ici pour en savoir plus.

OBJETS D'ART - TABLEAUX ANCIENS - MOBILIER - ORFEVRERIE

Retour

VENTE DU lundi 22 octobre 2018


TABLEAUX, MOBILIER, OBJETS D'ART

Peintres, orfèvres, ébénistes, sculpteurs, bronziers, verriers, céramistes, maîtres horlogers…Tous sont les ambassadeurs du goût, les témoins d'un certain art de vivre ! Les quelques 300 pièces réunies par Maître Carole Jézéquel et ses experts pour la vente de Rennes Enchères Lundi 22 octobre à 14 h démontrent avec éclat que « l'art est la fleur de la sensibilité humaine » (Wackenroder) : une extraordinaire diversité de talents, un savoir-faire unique, l'amour de la belle ouvrage avec des matériaux de choix ! Enfin, un sens esthétique indéniable !


OBJETS D'ART ET MOBILIER


N° 263 D'après Alfred JACQUEMART (1824-1896)
Deux chiens de chasse, l'un au collier,
l'autre à la bécasse

Très beau décor de jardin en fonte de fer.
Sur la terrasse : A.J. et « Barbezat et Cie-Val d'Osne »
Fin du XIXe siècle
Haut.92 cm et 98 cm

5000/7000

Un excellent sculpteur animalier, dans la lignée de Barye ! Formé à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris, dans l'atelier du peintre Paul Delaroche, puis du sculpteur Jean-Baptiste Klagmann, habitué du salon (de 1847 à 1878), Alfred Jacquemart se fait un nom dans la sculpture animalière et reçoit de nombreuses commandes de l'Etat : lions pour le Jardin des Plantes à Paris (1854), dragons pour la fontaine de la Place Saint-Michel, rhinocéros pour l'Exposition universelle de 1878 (aujourd'hui au musée d'Orsay). Ces sculptures de bronze lui valent de nombreuses distinctions. Ses modèles donnent lieu à des versions en fonte de fer, destinées à l'ornement des jardins tels ces chiens de chasse de la fonderie Barbezat et Cie dans le Val d'Osne (Haute-Marne), spécialisée depuis sa fondation en 1836 dans la fonte d'ornement. Conçus pour être placés en sentinelle, de part et d'autre du perron d'une noble demeure, ces chiens très réalistes respirent la vie tant par la vérité de l'anatomie que le naturel des attitudes !

ORFÈVRERIE DU XVIIIe siècle


N° 201 Cafetière égoïste en argent

Modèle droit, uni à fond plat et manche latéral
en ébène tourné. Couvercle plat à décor de
filet et bouton.
Paris, Jean-Louis Outrebon (reçu à la maîtrise en 1772),
1777-1778 (lettre-date O)

400/600

N° 206 Verseuse marabout égoïste en argent

Modèle uni à anse courbe. Couvercle plat à charnière, prise
à bouton. Armoiries gravées sur le corps
dans un cartouche ovale timbré d'une couronne comtale :
d'or à une fleur de lys d'azur.
Paris, Pierre-Antoine Famechon (reçu à la maîtrise en 1785), 1785
Poinçon de Bernier

400/500

N° 205 Cuiller à ragoût de Rennes, 1732

aux armes de Louis-François-Joseph de Langle,
Président à mortier au Parlement de Bretagne
de 1723 à 1738 et de Jeanne-Marie Guillaudeu
Rennes, Jacques II Buchet, 1732, lette-date T

400/600

Venu d'Arabie par la route d'Egypte, le café apparaît en Europe au milieu du XVIIe dans les ports qui commercent avec la Méditerranée orientale (Venise, Marseille, Londres, Amsterdam). Mentionné à Paris vers 1660, il devient vite la boisson à la mode dans les salons parisiens : six ans après son arrivée dans la capitale, Furetière signale dans son dictionnaire qu'on en boit trois fois par jour ! Le café est préféré au thé ! Au XVIIIe, il est préparé dans d'élégantes verseuses tripodes en argent. Le bec est placé le plus haut possible pour que le marc se tasse dans le fond du récipient. L'anse incurvée ou le manche latéral sont en ébène afin d'éviter de se brûler. Signe
d'une véritable addiction (Voltaire buvait 40 à 50 tasses de café par jour), « l'égoïste » apparaît à la même époque : une petite verseuse à fond plat le plus souvent, pour l'usage personnel de l'amateur de café ! Juste de quoi boire une tasse ! Les mots « égoisme », « égoïste » apparaissent en 1762 dans le dictionnaire de l'Académie, en 1771 dans celui de Trévoux qui précise que le mot fut inventé par « ces Messieurs de Port Royal ». Mais nulle mention de la verseuse « égoïste » !

Avec son large cuilleron et son long manche terminé en spatule pour recevoir les armoiries de la famille, la cuiller à ragoût a été inventée pour servir l'oille (de l'espagnol « olla »). Ce succulent pot-au-feu composé de viandes délicates, de truffes, de légumes rares et d'aromates passe d'Espagne en France à l'époque du mariage de Marie-Thérèse d'Autriche avec Louis XIV.


MOBILIER/OBJETS D'ART


N°69 Petit bureau bonheur-du-jour en placage
de loupe d'amboine,

filets d'ébène, entourage d'amarante, moulures de laiton.
Ouvre à deux portes et deux tiroirs, ceinture à large tiroir
coulissant sous un plateau ouvrant
Pieds en gaine terminés par un sabot feuillagé
signé «Tahan, ébéniste de l'Empereur, Paris»
Epoque Napoléon III

1400/1700

Ebéniste attitré de Napoléon III, Jean-Pierre-Alexandre TAHAN (1813-1892) fit de la maison fondée par son père Pierre-Lambert TAHAN (1780-1844) l'une des plus célèbres de Paris. Dans un article daté de 1861, La Chronique des arts et de la curiosité le présente ainsi :
« C'est l'un de ces fabricants qui devancent la mode et qui donnent le ton au lieu de la subir. » TAHAN doit son succès au raffinement de ses créations : petits meubles tels les bonheurs-du-jour, nécessaires et coffrets en bois précieux (loupe d'amboine, amarante, ébène) souvent moulurés de laiton et d'une grande qualité d'exécution.

N°74 Table tric-trac en acajou mouluré
et placage d'acajou,

avec ses bougeoirs, ses jetons et godets
Epoque Louis XVI
Haut.75 cm-Larg 116 cm-Prof.62 cm

800/1200

N° 265 Torchère en fonte de fer

patinée et dorée mat figurant une femme à l'antique,
marquée A. Durenne, Paris, début du XXe,

3000/5000

N° 264 Jeune nubien porte-torchère en fonte de fer,

début du XXe,

1900/2200



Très en vogue au XVIIe, plus encore au XVIIIe, à la Cour et dans l'aristocratie, le tric-trac est un jeu de hasard raisonné comprenant deux dés, deux cornets pour les lancer, trois jetons de petite taille, deux fichets, un pavillon, quinze dames noires et quinze dames blanches déplacées sur un tablier à 24flèches semblable à celui du backgammon.
Euverte Jollyvet, l'auteur du premier traité sur le jeu de tric-trac (1624) donne l'explication du mot : « Le jeu de trique-trac, comme j'estime vraisembable, vient du bruit qui se fait sans remède, au déplacement et placement des dames, qui en leurs mouvements rendent un son continuel, qui semble dire à l'oreille Tric et Trac…» Peintres et graveurs des XVIIe et XVIIIe ont illustré ce jeu : Les joueurs de trictrac
par «le Maître des jeux», de l'entourage des frères Le Nain. La table tric-trac apparaît sous Louis XVI semble-t-il. A cette époque, les ébénistes inventent pour chaque jeu (dames, échecs, jeu de la bouillote, de la chouette…) une table adéquate. Et même des tables à plateaux coulissants réunissant plusieurs jeux !

N°104 Cartel en marqueterie Boulle de laiton sur fond
d'écaille rouge


Cadran signé «Chataigner Laîné à
La Rochelle»,
riche ornementation de bronzes
ciselés et dorés : femmes en bustes,
pots à feu, Renommée.
Début du XVIIIe siècle
Mouvement du XIXe siècle
Haut.78 cm

1500/2000

Le XVIIIe siècle est à Paris le Grand siècle de l'horlogerie. Maîtres horlogers et bronziers unissent leur talents pour marier l'art et la science et séduire ainsi une clientèle éprise de luxe et de raffinement, curieuse de toutes les nouveautés techniques ! Les modèles et les sujets parfois dictés par l'actualité sont d'une incroyable diversité ! Ils suivent l'évolution des styles. Ainsi au début du XVIIIe, la mode est-elle au cartel : marqueterie Boulle d'écaille et de laiton, corne verte, bois peint dans le goût chinois, vernis Martin pour les boîtiers, bronzes ciselés et dorés autour du cadran.

Au XIXe, la mode est aux garnitures de cheminée : pendule accompagnée d'une paire de candélabres disposés symétriquement sur la cheminée. Les premières apparaissent sous le Premier Empire avec Thomire et Gouthière avant de triompher au Second. Très recherchées pour leur côté décoratif, souvent offertes en cadeau de mariage, elles sont alors le signe d'une certaine réussite sociale.

N°112 Importante pendule
en bronze
ciselé et doré et
marbre blanc au cadran signé
« Balthazard Paris » et paire
de candélabres

Pendule indiquant heures, minutes
et jour du mois encadrée par trois
angelots symbolisant l'amour
Milieu du XIXe siècle.

Pendule : Haut 52 cm-Larg.42,5
cm-Prof.18 cm
Candélabres : Haut.69 cm

3000/4000


TABLEAUX ANCIENS


N° 7 École flamande de la fin du XVIIe siècle,
Suiveur de David Téniers

Deux huiles sur panneaux formant pendants,
portant le monogramme DT en bas à gauche
16,8 x 24,3 cm chaque

5 000/6 000

Paysans dansant devant une taverne, Joueurs de cartes devant une taverne

David Teniers l'Ancien (1582-1649) doit sa renommée à ses paysages anversois, théâtres de scènes villageoises hautes en couleurs : scènes de liesse, de foires, intérieurs de cabarets ou simple évocation de la vie quotidienne, thèmes repris par son fils David Teniers dit le Jeune (1610-1690). Figure marquante d'une dynastie de peintres, il a inspiré bien des suiveurs y compris les peintres en céramique comme comme Charles-Nicolas Dodin (1734-1803) à la Manufacture de Sèvres qui a reproduit ses tableaux.

N° 8 Nicolas HUET (Paris, vers 1718-après 1788) attribué à
Nature morte au panier de fleurs, cornemuse et partition


Huile sur toile signée et datée HUET 1766
61x75cm

3000/4000

Peintre du Garde-Meuble du Roi, connu pour ses délicates compositions florales et ses natures mortes, Nicolas Huet est le chef d'une illustre dynastie de peintres qui ont tous puisé leur inspiration dans la nature. Il est le père de Jean-Baptiste Huet, peintre à la Manufacture de Jouyen-Josas, le frère de Christophe Huet, auteur des singeries de Chantilly, et le grand-père de Nicolas Huet le jeune, peintre animalier attaché au Muséum d'histoire naturelle à partir de 1804.

Gwénaëlle de Carné


EXPERTS :

Alexis BORDES, Tableaux anciens et XIXe
Sophie VERGNE, Consultante pour l'orfèvrerie
Bertrand BERTHELOT, Membre du syndicat français des experts en oeuvres d'art
et objets de collection : Mobilier XVIIe, XVIIIe et XIXe, Pendules, objets d'art
Cabinet PORTIER et associés : Arts d'Asie

EXPOSITIONS PUBLIQUES

Du 13 au 19 octobre sur rendez-vous
Samedi 20 octobre 10h/13h et 15h/18h
Lundi 22 octobre 9h/11h