En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies afin de nous permettre d'améliorer votre expérience utilisateur. Cliquez ici pour en savoir plus.

OBJETS D'ART, TABLEAUX ANCIENS, MOBILIER

Retour

VENTE DU lundi 18 juin 2018

VENTE DU LUNDI 18 JUIN 2018 à 14H

TABLEAUX, MOBILIER, ORFÈVRERIE, OBJETS D'ART…


« L'art est beau quand la main, la tête et le coeur travaillent ensemble » ! Ces mots de l'historien d'art John Ruskin, grand admirateur de Turner, trouvent un écho à chacune des ventes de Rennes Enchères !
Quel extraordinaire savoir-faire, quel amour du métier, quelle finesse de goût, quelle sensibilité chez tous ces artistes ! Un émouvant tableau de dévotion à fond or et tempera du XVe siècle de l'atelier de Jacopo del Casentino, ce qui n'est pas si courant sur le marché de l'art, des fauteuils à la Reine estampillés Boucault, un bonheur-du-jour dont le nom à lui seul évoque l'art de vivre du XVIIIe, un exceptionnel lustre de bronze doré de la maison Conteneau et Lelièvre, un piano Pleyel du temps de Chopin, des pièces d'orfèvrerie du XVIIIe aux poinçons de Rennes, Saint-Malo, Lorient…, de belles pendules dont un superbe cartel Napoléon III en écaille dorée signé Vincent… Voilà un avant-goût de la vente qui sera orchestrée Lundi 18 juin à 14 h à Rennes Enchères par Maître Carole Jézéquel, entourée de ses experts… 295 numéros au catalogue !


N° 2 Atelier de Jacopo DEL CASENTINO
(vers 1297-Pratovecchio 1349)

La Crucifixion avec Sainte Catherine et l'Annonciation
Huile, tempera, fond d'or sur panneau de résineux
Moulure du cadre d'origine
59x39cm

4000 / 6 000 €

Exposition : 1898, Turin, Arte Sacra

Jacopo del Casentino est l'un des maîtres de la « pittura di luce », la peinture de lumière, chère aux artistes siennois et florentins des IVe et XVe siècles : Giotto, Pietro Lorenzetti, Taddeo Gaddi, Bernardo Daddi, Lippo Memmi, Lorenzo Monaco, Fra Angelico…

tempera (pigments de couleurs liés à l'œuf) sur des panneaux de peuplier ou de résineux recouverts d'un enduit blanc à base de gypse et de colle animale appelé gesso. Les parties destinées à être dorées étaient délimitées par incision à l'aide d'un stylet et recevaient une préparation à base d'argile rouge, le bol indispensable à la bonne adhérence des feuilles d'or. L'or était enfin bruni avec une pierre d'agate polie. Le fond pouvait être enrichi de motifs en très léger relief incisés au poinçon.

Ce panneau de l'atelier du Florentin Jacopo del Casentino, reconnaissable à ses figures allongées, offre un bel exemple de l'humanisation des thèmes sacrés, propre à l'art du XIVe siècle. Éperdue de douleur, la Vierge vêtue de sombre détourne le regard de son fils supplicié. A ses côtés, Marie-Madeleine, en rouge. À droite de la croix, Sainte Catherine et Saint Jean. La scène de la Crucifixion est associée à l'Annonciation pour rappeler le miracle de l'Incarnation d'un Dieu qui s'est fait chair jusqu'à mourir sur la croix pour le Salut des hommes.


N° 23 Rare suite de quatre fauteuils à dossier plat estampillés J. BOUCAULT.
Époque Louis XV : 3000 / 4000 €

N° 55 Bureau bonheur-du-jour en placage de bois de rose, bois de violette et sycomore teinté
vert. Vers 1770-1775, dans le goût de Charles Topino : 3500 / 5000 €

N° 82 Trumeau en bois laqué gris rechampi or, style Louis XVI, fin du XIXe : 500 /700 €

Les sièges à la Reine, à dossier plat, sont dits « meublants ». Leurs dimensions, leur dessin, leur mouluration, leurs motifs sculptés et la couleur de leurs garnitures s'accordaient aux lambris du salon auquel ils étaient destinés. Avec leur assise large et profonde, dictée par la mode féminine du moment, ils assuraient un maintien plein de majesté ! Les fauteuils de Jean Boucault, menuisier en sièges, reçu maître en 1728, actif jusqu'en 1780 sont de belle qualité, travaillés avec élégance et sobriété. Le musée du Louvre conserve six fauteuils à la Reine, d'époque Louis XV portant son estampille.

Bonheur-du-jour

Ce nom charmant désigne un meuble de la vie privée très apprécié des dames. Il apparaît à l'époque Transition et trouve vite sa place dans la chambre, le boudoir ou le petit salon. Léger, facile à déplacer, il se compose généralement d'une table à pieds hauts et minces dont le plateau supporte des gradins en retrait pourvus ou non de vantaux dissimulant casiers ou tiroirs. On pouvait y serrer les livres du moment, y ranger écritoire, encrier, boîte à poudre pour sécher l'encre, godet à plumes, bâton de cire à cacheter et quelques billets doux !

Le mot trumeau désigne à l'origine l'espace situé dans l'entre-deux des croisées. Selon le dictionnaire de Trévoux, il « se dit aussi d'une glace qui se met ordinairement entre deux fenêtres » et désigne par la suite tout panneau mural intercalé dans des boiseries, peint de petites scènes décoratives. Le trumeau XVIIIe en bois sculpté, laqué, rechampi ou doré comprend une glace au mercure dans sa partie inférieure surmontée d'un panneau décoratif en bois sculpté ou d'une huile sur toile figurant une scène galante ou champêtre. Son encadrement est constitué de moulures, sculptées sous Louis XV de motifs Rocaille (rinceaux, feuillages…) et sous Louis XVI, de motifs néo-classiques (rubans, perles, rais de cœur, chutes feuillagées…). Cet élément de décoration typique du XVIIIe siècle très recherché est fabriqué encore à la fin du XIXe siècle.


N° 14 Rare piano droit


marqueté de fleurs grimpantes et coquilles
sur fond de palissandre et entourages
de bois noirci et filets.
très riche ornementation de bronzes
ciselés et dorés.
Marque PLEYEL - Milieu du XIXe siècle

1500 / 2000 €

L'histoire des pianos Pleyel commence avec Ignaz Pleyel, né en 1757 en Autriche. Remarqué pour ses talents de musicien, il reçoit les leçons de Haydn. En 1783, il prend la direction de l'école de musique du Prince de Rohan à Strasbourg puis devient en 1789 le maître de
chapelle de la cathédrale de Strasbourg, ce qui lui vaut d'être fait citoyen français.
Concertiste et compositeur réputé, reconnu par Mozart, il se produit à Londres en 1792 et en France en pleine Révolution. En 1797, il ouvre à Paris une boutique d'édition musicale et publie les partitions de Haydn, Mozart , Beethoven, Boccherini. En 1807, il décide de fabriquer ses propres pianos et s'associe à Charles Lemme, encouragé par ses amis musiciens : Kalkbrenner, Rossini, Méhul…
En 1824, son fils Camille, brillant interprète de Mozart, prend la relève. La promotion de ses pianos aux nombreuses innovations est faite par d'immenses artistes tel Chopin avec lequel il noue une vive amitié. Le 1er janvier 1830, Camille Pleyel organise à Paris le premier concert public joué sur un piano Pleyel, l'occasion de juger de la qualité sonore de ses instruments. En 1832, Chopin donne son premier récital parisien dans les salons Pleyel. Camille, son fournisseur attitré met au point un cadre métallique pour les pianos à queue et introduit en France le piano droit. Il le perfectionne en inventant le son dit « prolongé ». En 1839 il lance le pianino, un petit piano droit appelé à connaître un formidable succès. Georges Sand en possédait un. A cette époque, la marque s'implante dans les grandes villes d'Europe mais aussi à la Nouvelle-Orléans, en Colombie, au Chili, au Pérou, au Brésil, aux Indes et même en Australie. La maison Pleyel est distinguée par de nombreuses médailles d'or à l'exposition nationale de Paris.

Associé à Camille Pleyel dès 1853, Auguste Wolff, premier prix de piano au Conservatoire de Paris en 1839 prolongera avec talent et succès l'œuvre des Pleyel. Les pianos Pleyel sont d'excellente facture, les pianos à queue comme les pianos droits. Certains, très rares, sont des chefs-d'œuvre de marqueterie, rehaussés de bronzes dorés et pour le piano de Rennes Enchères,de sphinges en bois noirci et de candélabres.
A la disparition d'Auguste Wolff, Gustave Lyon dote les pianos d'un cadre métallique en acier spécial, le fameux « acier Pleyel » coulé d'une seule pièce.
Ses inventions lui valent un prix d'honneur à l'Exposition Universelle de Paris de 1889. Passionné par l'acoustique, il met au point le fameux son Pleyel, le « son à la française » aux « couleurs romantiques » : « puissance des graves et étonnant scintillement des aigus ».



N° 87 Exceptionnel lustre en bronze ciselé et doré


à vingt-quatre lumières sur deux rangs
Début du XXe siècle
Haut.120cm-Diam.114cm

9000 / 12 000 €

PROVENANCE : Cadeau de départ en 1920 de l'affaire de bronzes d'art « Maison Conteneau et Lelièvre » à
l'un des deux associés.

Au XVIIe siècle, les lustres en cristal de Venise, produits par les verriers de Murano font sensation à la cour de France de même que les girandoles, candélabres à plusieurs branches évoquant des gerbes d'eau, « giranda ». Au XVIIIe, le cristal de Bohême, à l'oxyde de plomb, supplante le cristal de Venise. En témoignent les commandes de la Reine Marie Leczinska à Versailles ainsi que le rapporte le Duc de Luynes : « on a mis des lustres et des girandoles dans tout l'appartement jusqu'au salon d'Hercule et les Menus Plaisirs ont acheté un grand nombre de lustres et girandoles en cristal de Bohême pour les fêtes des Appartements. » En 1764, Louis XV autorise l'évêque de Metz, Mgr de Montmorency-Laval à fonder une verrerie à Baccarat en Lorraine. Les souffleurs imaginent pour les lustres de merveilleuses parures qui séduisent les cours européennes, les empereurs, les présidents de la République. De style Rocaille, Louis XVI,
Empire, Restauration, Napoléon III…, en corbeille, en couronne ou à plusieurs rangs de bras de lumière, ils brillent de mille feux grâce à leurs pendeloques à facettes mais aussi à l'éclat de leur monture de bronze doré ciselé par les meilleurs bronziers.
Créé au début du XXe siècle, le lustre présenté par Rennes Enchères est exécuté dans la grande tradition des lustres français : 24 lumières sur deux rangs et une exceptionnelle monture de bronze doré, chef-d'oeuvre de la Maison Conteneau et Lelièvre, spécialisée dans les bronzes d'art. L'ornementation est remarquable : des bras joliment arqués et sur la couronne du fût central, à décor de corne à feu aux visages barbus, des têtes de lion, des médaillons figurant des philosophes… Enfin un culot à grenades et feuilles d'acanthe.
Né en 1866 à Saint-Hilaire-du-Harcouët, Lucien Lelièvre (1866-1941), avait investi dans une affaire de bronzes d'art à Paris en devenant l'associé de M. Conteneau, « Maison Conteneau et Lelièvre ». En 1920, il abandonna cette affaire à son associé pour se lancer dans la politique et développer la ville de Saint-Hilaire dont il fut le maire de 1900 à sa mort.

Gwénaëlle de Carné

EXPERTS :

Alexis BORDES, Tableaux anciens et XIXe
Sophie VERGNE, Consultante pour l'orfèvrerie
Bertrand BERTHELOT, Membre du Syndicat Français des Experts Professionnels en oeuvres
d'art et objets de collections : Mobilier XVIIIe et XIXe, Pendules, Objets d'art, Sculptures…
Cabinet PORTIER et Associés, Membre du Syndicat Français des Experts Professionnels en
oeuvres d'art : Arts d'Asie
Manuela FINAZ de VILLAINE, Membre du Syndicat français des Experts professionnels en
oeuvres d'art : céramiques
Philippe NEVEU, consultant antiquités et objets de marine
Jean-Claude DEY, expert Militaria
Toutes les photos sur : www.rennesencheres.com

EXPOSITIONS PUBLIQUES

Vendredi 15 juin15h/18h
Samedi 16 juin10h/13h et 15h/18h
Dimanche 17 juin 15h/18h
Lundi 18 juin 9h/11h


N° 104 Cartel Napoléon III


Vincent et Cie

6500 / 9000 €