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Tableaux, Livres, Orfèvrerie, Objets d'Art, Mobilier

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VENTE DU lundi 12 juin 2017


TABLEAUX, MOBILIER , OBJETS D'ART

LUNDI 12 JUIN 2017 / 14h


«Objets inanimés, avez-vous donc une âme…» Les mots de Lamartine semblent faits pour les quelques 336 lots rassemblés par Maître Carole Jézéquel et ses experts pour la vente de Rennes Enchères, lundi 12 juin à 14 h. Pièces d'orfèvrerie, tableaux anciens, livres, monnaies d'or et d'argent, sculptures, céramiques, arts d'Asie, mobilier, objets d'art n'attendent qu'une chose : revivre entre les mains de ceux qui, le cœur battant, auront poussé les enchères au plus haut pour acquérir l'objet convoité, le regard déjà paré de la chaleur d'une affection !

N° 86 Exceptionnel bassin en argen
marqué de deux poinçons d'orfèvre
morlaisiens François de Saint-Aubin
et Claude Cornen.

Armoiries dans un écu ovale
vers 1730-1734
(poinçons de charge et de décharge
en usage entre 1733 et 1747 -
Long. 27 cm, larg. 18 cm,
Haut. 9,5cm ,poids 904 g.)

3 500 / 5 000€

Une pièce d'orfèvrerie exceptionnelle par sa forme et son riche décor : corps rectangulaire à angles concaves, pieds à volutes feuillagées surmontés de bustes de maures enturbannés, décor de fleurs et de feuilles d'eau, lambrequins, anses ornées de mascarons… Réalisé à Morlaix vers 1730-1734, ce bassin en argent a la particularité d'être marqué de deux poinçons d'orfèvres morlaisiens : François de Saint-Aubin et Claude Cornen. Trois hypothèses : commencée par François de Saint-Aubin, cette œuvre, à la mort de ce dernier en 1730, est achevée par Claude Cornen, reçu maître à Landerneau en 1725. Pour cette pièce de grande qualité, on peut imaginer aussi une collaboration des deux orfèvres. Troisième hypothèse : en tant que « maistre-orfèvre de la ville et garanz (juré-garde) de Morlaix » (dans un document de 1727) et à ce titre chargé de l'essai et du contrôle des ouvrages réalisés par les orfèvres de Morlaix, Claude Cornen a pu utiliser momentanément son poinçon de maître à la place de la lettre-date habituelle (manquante sur cette pièce) pour marquer les ouvrages de bon aloi réalisés par les orfèvres de la communauté.

Les armoiries gravées : parti au 1, d'azur à un quintefeuille d'argent percé du champ accompagné de trois croissants d'argent posés 2, 1 sont celles d'un membre de la famille Le Dall de Kéréon (Bretagne) Au 2, d'argent à l'arbre arraché de sinople, le fût accolé d'un serpent tortillant. Ce bassin, provenant sans doute d'un surtout de table (les premiers font leur apparition à la cour de Versailles) a pu être commandé par Charles Le Dall de Kéréon, né à Brest en 1674, officier de la Compagnie des Indes. Une hypothèse séduisante compte tenu du décor de maures enturbannés. En 1720 , il demeurait à Lorient et venait d'acquérir le manoir de Kerbullic à Plomeur.

N° 249 Cabinet en marqueterie d'os et d'ivoire
gravés sur fond de palissandre et moulures d'ébène.
La partie supérieure ouvre à deux portes découvrant un ensemble de dix-sept tiroirs et un portillon dissimulant une niche à décor de filets sur fond de sycomore. La partie inférieure présente cinq tiroirs sur deux rangs. XVIIe siècle (partie basse remaniée). Haut.49 cm-larg.95, 5 cm, Prof.35cm

1800 / 2 400 €


Fabriqués à l'étranger ou en France par des artistes flamands ou italiens, les cabinets font fureur au XVIIe à la cour de France. Mazarin en possédait plus de vingt ! Toutes les techniques d'ébénisterie, tous les bois exotiques et matières précieuses contribuent au raffinement de ces meubles très prisés des femmes et des collectionneurs, leurs nombreux tiroirs et cachettes permettant de receler bijoux, médailles, pièces d'or…
Le cabinet présenté par Rennes Enchères, en marqueterie d'os et d'ivoire gravés sur fond de palissandre et moulures d'ébène possède dix-sept tiroirs. Il est remarquable pour son décor dans le goût d'Antonio Tempesta (1555-1630). Cet artiste italien né à Florence, connu pour ses talents de dessinateur, de graveur, de peintre (plafonds des galeries des Offices à Florence, fresques de la galerie des Cartes au Vatican) est réputé pour ses batailles et ses scènes animalières : cerfs, biches, lion, éléphant et licorne saisis en plein élan composent ici une chasse épique ! Le tout rehaussé d'un décor de rinceaux fleuris et feuillagés.

« Suiveurs » de Joseph-Claude VERNET (Avignon 1714, Paris 1789)

N°18 Tempête avec éclairs et naufrage d'un navire, Lever de soleil dans la brume, port méditerranéen
Deux huiles sur toile 37, 3 x 64cm (chaque)
Sans doute des dessus de portes

5 000 / 7 000 €


N° 19 « Caprice :
un port et le château Saint-Ange »

Huile sur toile
(restaurations anciennes)
44x66 cm

800 / 1 200 €

Joseph Vernet doit sa renommée aux vingt tableaux des ports de France, commandés en 1754 par Louis XV.
Ses marines influencent toute une génération de peintres. Les architectures mi-réelles, mi-imaginaires, les jeux de lumière, le soin porté aux premiers plans sont autant de « signatures » de ce grand peintre.


N° 266 Très importante
pendule portique

en bronze ciselé et doré,
marbre blanc, marbre noir, marbre Portor
mouvement marqué PIOLAINE
à Paris, surmonté d'un aigle et
encadré de bustes de femmes
en termes supportant des sphinges
base à frise dans le goût de Clodion
Fin époque Louis XVI
Michel-François PIOLAINE,
reçu Me horloger en 1787

3 500 / 4 500 €

N° 268 Belle pendule en
bronze ciselé et doré

mouvement à cadran annulaire
signé LE COMTE à Paris
posé sur un plateau ovale à
galerie ajourée supporté par
six pieds en gaine à tête d'égyptienne
FIn XVIIIe, début XIXe

2 000 / 2 500 €

N° 280 Importante
pendule en bronze doré

et ciselé mouvement au
quantième, cadran
marqué Gille L'ainé posé sur
une colonne tronquée
surmontée d'une sphère
céleste. A côté, Uranie, muse
de l'astronomie et un coq.
Pierre II GILLE ( 1723-1784)
reçu maître en 1748

5 000 / 7 000 €


Le XVIIIe siècle est à Paris le « Grand Siècle de l'Horlogerie ». Maîtres horlogers et bronziers rivalisent de talent et d'ingéniosité pour marier l'art et la science. Afin de séduire une clientèle éprise de luxe et de raffinement, curieuse de toutes les nouveautés techniques ! La
pendule devient alors un élément essentiel du décor des beaux hôtels particuliers. Les sujets sont d'une étonnante diversité ! Rhinocéros, éléphants, chinoiseries et ornements rocaille sont caractéristiques du milieu du XVIIIe. A partir des années 1770 Herculanum, Pompéi et la Grèce mises au jour par les archéologues, suscitent un retour aux formes de l'Antiquité : bases à frises d'acanthe, portiques de marbre blanc ou de bronze ciselé à décor de sphinges grecques (pendule de Piolaine n° 266, très proche d'un modèle figurant à la page 200 de «L'Encyclopédie de la pendule française du Moyen Âge au XX e siècle » de Pierre Kjellberg), colonne tronquée telle cette pendule à la dorure exceptionnelle de Pierre II Gille devant laquelle se tient Uranie (n° 280), pieds en gaine à tête d'égyptienne ( n° 268) à la suite de la campagne d'Egypte. L'actualité est une source d'inspiration inépuisable !

N° 46 Andreas CELLARIUS
Atlas céleste « Harmonica Macroscosmica
seu atlas unversalis et novus totius
creati cosmographiam »
Amsterdam, 1708


1 volume in folio ( 49 x 31 cm)
reliure fin XVIIIe en demi-veau brun foncé,
Dos lisse avec fleurons dorés,
pièce de titre en maroquin bordeaux,
plats recouverts de papier bleu, coins en vélin

20 000 / 30 000 €


«Harmonia Macroscomica seu Atlas universalis et novus totius universi creati cosmographiam» : c'est le plus bel atlas céleste de l'histoire de l'imprimerie et de l'astronomie. Signé Andreas Cellarius (1595-1665), mathématicien et cartographe néerlando-allemand !
Conservé dans la bibliothèque d'un château breton, la seconde édition de ce rare et magnifique ouvrage publié à Amsterdam en 1708 (un volume in-folio complet dans une reliure en demi-veau brun XVIIIe) est exceptionnelle par sa fraîcheur et la remarquable impression de ses planches dont les cadres sont ornés de chérubins, d'astronomes et de leurs instruments. Ses superbes cartes en noir et blanc (29), qui figuraient déjà dans la première édition de 1660, représentent la position des étoiles et illustrent les théories célestes de trois grands astronomes : le Grec Ptolémée, le Danois Tycho Brahé et le Polonais Nicolas Copernic. Le frontispice est l'œuvre de Frederik Van den Hove ; dix planches sont signées du graveur Johannes van Loon. Quant aux illustrations des constellations, avec leurs allégories (personnages, animaux, signes du zodiaque) elles sont empruntées au Hollandais Jan Pieterszoon Saenredam (1565-1607), graveur connu pour ses cartes.

Cet atlas reflète l'époque où les savants découvraient l'univers. Ainsi, en 1655, cinq ans avant la publication de l'atlas d'Andreas Cellarius, les frères Huygens, Christiaan et Constantijn mettent au point le premier télescope. Inventé et breveté aux Pays-Bas en 1608, Il permet à Christiaan, mathématicien, physicien et astronome d'identifier les anneaux de Saturne et lanébuleuse d'Orion. Nombreux sont les portraits de savants réalisés par les peintres du Siècle d'or hollandais. Dans son tableau « l'Astronome » (1668), Vermeer représente le traité d'Adriaan Metius «Les Institutions astronomiques et géographiques » ainsi qu'un astrolabe du cartographe Willem Blaeu. Dans son « Géographe » (1668), il montre le globe céleste de Jocodus Hondius orné des signes du zodiaque.

Gwénaëlle de Carné.


EXPOSITIONS PUBLIQUES

vendredi 9 juin, sur rendez-vous
samedi 10 juin, 10h/13h et 15h/18h
Dimanche 11 juin, 15 h /18h,
Lundi 12 juin, 9h/11h

n° 15 Portrait de l'Empereur Léopold II d'Autriche
Ecole autrichienne XVIIIe

1 500 / 2 000 €