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Tableaux Anciens, Mobilier, Objets d'Art

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VENTE DU lundi 13 juin 2016


TABLEAUX ANCIENS, ORFÈVRERIE, MOBILIER, OBJETS D'ART



Lundi 13 Juin à 14 h, Rennes Enchères invite amoureux de l'art et collectionneurs à un voyage dans le temps, des Flandres du XVIIe siècle à la Chine des mandarins en passant par la France des Lumières. L'occasion de découvrir les goûts du moment en matière
de peinture, sculpture, objets d'art, orfèvrerie et mobilier ! Au total près de 300 pièces.

TABLEAUX ANCIENS

Maître Carole Jézéquel et l'expert Alexis Bordes ont réuni une importante collection de tableaux flamands en provenance de Bruxelles (n° 65 : « Le triomphe de la Croix » de l'entourage d'Hans Jordaens III, 4 000/6 000€ ; n° 66 : « L'étal du boucher » attribué à Jean-Baptiste de Saive le Jeune, 10 000/12 000€ ; n° 67 : portraits de donateurs attribués à Anthonis Claeissens de Bruges, 6 000/8 000€ ; n° 69 : « Les nymphes au bain », entourage de Hendrick Van Balen, 3 000/4 000€)…, des huiles de belle facture.

Tableaux anciens, mobilier, objets d'art


N° 66 Jean-Baptiste de Saive le Jeune

Mâlines 1597-1641 ( attribué à )
Reçu maître en 1621

« L'étal du boucher »
Huile sur toile 120 x168 cm

10 000 / 12 000€

Scènes de marché, échoppes de boucher, intérieurs de cuisine. Ces sujets hauts en couleurs révèlent la prospérité des Flandres aux XVIe et XVII e siècles ! Images d'abondance,de richesse, et de bonne chère !

Plusieurs peintres en font leur spécialité, de Pieter Aersten (« L'échoppe du boucher », 1551) à Jean-Baptiste de Saive, père et fils. Ces tableaux de grand format allient d'une manière très vivante nature morte et scène de genre.

Attribué à Jean-Baptiste de Saive le Jeune, « L'étal du boucher » est remarquable par sa composition : un cadrage resserré pour inviter le spectateur à entrer dans le tableau,une palette de couleurs chaudes et contrastées à dominante de rouge et de noir, des personnages bien typés.

Coiffée du grand chapeau noir à houppette et voile, à la mode dans la première moitié du XVIIe siècle, une élégante bourgeoise choisit un carré de porc chez le boucher. Derrière elle, ses servantes, au front bien dégagé sous le bonnet de baptiste. Un petit garçon gonfle une vessie de porc sous le regard amusé d'un commis reconnaissable à l'étui de son coutelas tandis qu'un autre fixe le spectateur pour le prendre à témoin. Une toile pleine de vie tant le peintre est attentif au jeu des regards, à l'expression des visages, aux détails réalistes comme cette fenêtre ouverte sur la ville qui donne à la scène sa lumière et sa profondeur.

N° 216 Cabinet en écaille
ivoire, os, ébène, bois noirci,
noyer, palissandre, amarante

Chaque tiroir à façade en double caisson
à quatre pans. Le portillon ouvre sur un théâtre
Encadrements à moulures ondées et guillochées
Flandres XVIIe

3000 / 4000€

De nombreux tiroirs, cachettes et secrets pour ranger bijoux, médailles et pièces d'or. Au XVI siècle, le cabinet est un meuble recherché par les femmes. En témoigne Gilles Corrozet dans ses « Blasons domestiques » (1539) : « Cabinet rempli de richesses / Soit pour roynes ou pour duchesses/Cabinet surtout bien choisi/Paré de velours cramoisi / De drap d'or ou de taffetas/Et les bagues très gracieuses / Pleines de pierres précieuses… » Au XVIIe, le cabinet devient un meuble pour collectionneurs désireux de paraître.

Ces meubles fabriqués à l'étranger ou en France par des artistes flamands ou italiens font fureur à la cour de France. Mazarin en possédait plus de vingt ! En général, le cabinet comprend un coffre à deux vantaux et un support à quatre, six, huit ou douze pieds, lisses ou torsadés reliés par une entretoise ou un socle reposant sur des boules aplaties. Les vantaux en s'ouvrant dévoilent de nombreux tiroirs de part et d'autre d'un portillon central offrant parfois la surprise d'un véritable décor de théâtre comme le cabinet flamand présenté par Rennes Enchères.

Toutes les techniques d'ébénisterie et d'incrustation, tous les bois exotiques et matières précieuses contribuent au raffinement de ces meubles. En Italie : ébène, filets d'ivoire, pierres de couleur ; dans les Flandres : ébène, écaille de tortue, ivoire, palissandre; en Hollande : marqueterie de bois polychromes, en Espagne : applications de cuivre doré et ciselé … Sans oublier les cabinets de laque de Mazarin et de Fouquet, grands collectionneurs !

SIÈGES DU XVIIIe

Sous la Régence et sous Louis XV, les menuisiers inventent quantité de sièges, reflets d'un nouvel art de vivre.

Rare suite de chaises Régence n° 185 Rare suite de chaises Régence

État exceptionnel

3000/4000€


La salle à manger, très rare au XVIIe siècle, devient peu à peu une pièce à part entière, mentionnée sur lesplans des architectes. Les chaises cannées y trouvent viteleur place. Soieries et lampas sont à proscrire pour éviter les taches ! Maintenue par un cadre de noyer ou de hêtre, la fine résille de rotin qui tient lieu de dossier et d'assise est idéale. De plus, elle laisse passer les miettes qu'il suffira de balayer sur le pavement de marbre blanc à cabochons noirs. La canne d'abord appelée « roting » fut importée d'Asie dès la fin du XVIe siècle par les Hollandais et adoptée par tout l'Occident. La France de Louis XIV, en conflit avec la maison d'Orange en interdit l'entrée dans le royaume. Le XVIIIe en fera grand usage : chaises de salle à manger, de toilette, fauteuils de cabinet.

Le salon, littéraire ou non, offre de nombreux sièges pour s'adonner au plaisir de la conversation : fauteuils « à la reine » à dossier plat et large assise (n° 188 et n° 270), fauteuils « en cabriolet » à dossier incurvé épousant le dos. Les accotoirs s'écartent, se rembourrent d'une manchette, puis reculent vers 1720 pour s'adapter à la mode des robes à paniers. Les pieds galbés s'accordent aux lignes sinueuses de l'ensemble et de la ceinture joliment moulurée et sculptée de fleurs et de feuillages.

Parmi les meilleurs menuisiers du moment :
Pierre Nogaret (1718-1771), réputé à Lyon, et Jean Boucault (1705-1786) qui aurait travaillé au Garde-Meuble de la Couronne. La paire de fauteuils « à la Reine » de Boucault présentés par Rennes Enchères (n° 270) est à rapprocher des modèles conservés au Musée du Louvre et au Musée Carnavalet à Paris.

n° 270 Très belle paire de fauteuils

à dossiers plats estampillés Boucault
Epoque Louis XV,

3500/4000€
Très belle paire de fauteuils à dossiers plats estampillés Boucault


Dans la chambre à coucher, on trouve bergères ou duchesses pour paresser et, près de la table de toilette pourvue d'un miroir et de profonds tiroirs de satin bleu, le fauteuil à coiffer dont la traverse haute s'incurve pour faciliter le travail du perruquier.

Chaise en noyer attribuée à Nogaret - Fauteuil à coiffer époque Louis XVI n° 243 Chaise en noyer attribuée à Nogaret,

500/600€

n° 244 Fauteuil à coiffer époque Louis XVI,

800/1000€




EXPOSITIONS PUBLIQUES
vendredi 10 juin de 15h à 18h
samedi 11 juin de 10h à 13h et de 15h à 18h
Lundi 13 juin de 9h à 11h




Couple de mandarins Deux gouaches formant pendant XIXe

n° 98
CHINE

Couple de mandarins
Deux gouaches formant pendant XIXe
49,5 X34,5cm

400/600€


Gwénaëlle de Carné