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Tableaux Anciens, Mobilier, Objets d'Art

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VENTE DU dimanche 14 février 2016


A 14H00
TABLEAUX, ORFÈVRERIE, SCULPTURES, ARTS D'ASIE, MOBILIER, OBJETS D'ART




Dimanche 14 février à Rennes Enchères, collectionneurs et amateurs pourront satisfaire leur curiosité au gré de leurs envies et de leurs coups de cœur : orfèvrerie du XVIIIe au XXe siècle, tableaux anciens, bronzes, arts d'Asie, céramique, mobilier et objets d'art.., soit quelques 300 pièces sélectionnées par Maître Carole Jézéquel et ses experts. Avec en mémoire ces mots de Lucrèce : «Tant que l'objet que nous désirons n'est pas là, il nous paraît supérieur à tout, à peine est-il à nous, nous en voulons un autre et notre soif reste
la même...»

ORFÈVRERIE

Les arts de la table sont inséparables de la gastronomie. Les maîtres orfèvres ont su inventer les pièces les plus variées pour goûter pleinement aux plaisirs de la bonne chère.

Cuiller à ragoût en argent
Rares poinçons de Granville
Orfèvre Antoine Fontaine (1749-1761)

Le XVIIe siècle voit apparaître le couvert (cuiller, fourchette, couteau) et la cuiller à ragoût qui facilite le service de table. Elle est pourvue d'un large cuilleron et d'un long manche pour plonger dans le pot à oille. Cette sorte de «soupière» en argent fut créée pour servir l'olla, un succulent ragoût d'origine espagnole composé de viandes délicates, de truffes, de légumes rares et d'aromates, introduit à la cour de France par Marie-Thérèse d'Autriche, venue épouser Louis XIV. Le manche de la cuiller à ragoût, plat et terminé en spatule
reçoit, comme les autres pièces d'orfèvrerie de table, les armoiries ou le monogramme de la famille.

Celle que présente Rennes Enchères portant le poinçon d'Antoine Fontaine, maître orfèvre à Granville est un très rare modèle à filets, cuilleron ourlé à palmettes et spatule à décor de fleurons, gravée des initiales de son ancien propriétaire.

Timbales
Le gobelet d'argent est très apprécié au XVIIIe siècle. Dans sa forme la plus simple, il est martelé à partir d'une plaque de métal circulaire, d'où une petite coupe hémisphérique à laquelle on donne le nom de timbale par analogie avec l'instrument de musique.

Sous Louis XV, la timbale offre une jolie forme évasée, en tulipe, reposant sur un piédouche à godrons. Les parois sont gravées de motifs délicatement ciselés ( fleurons, rinceaux, palmettes...), rehaussés d'armoiries. Elles peuvent rester lisses pour miroiter au gré des reflets tel «le gobelet d'argent» peint par Chardin en 1760 (Musée du Louvre).



TABLEAUX

N° 10

Roger CHAPELET (1903-1991)
Peintre officiel de la Marine en 1936

«Portrait du trois-mâts-barque
terre-neuvier Madiana»

Gouache signée à l'ancre de marine
Titrée en bas à droite 33x46 cm
Encadrée sous verre

Estimation : 2200/3000 €


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Lot n°10

Peintre officiel de la Marine, Roger Chapelet excelle dans les «portraits de bateaux», très prisés des armateurs !

Calme et mesuré par temps clair, son pinceau se déchaîne dès les premiers grains au rythme des tempêtes et des embruns. Avec vérité, il peint les ris dans la voilure, le tumulte des vagues, le ruissellement de l'écume, le sifflement du vent, attentif à toutes les nuances du ciel et de l'eau. La finesse du trait et la précision des détails forcent l'admiration !

Toutes voiles dehors, le «Madiana», un trois-mâts terre-neuvier construit par l'armateur Léon Chappedelaine, est un modèle du genre ! Une gouache très enlevée ! Le port d'attache de ce bateau était Saint-Malo.

Sa carrière prit fin en juillet 1941 lorsqu'il fut saisi sur les bancs de Terre-Neuve par l'Amirauté anglaise.


SCULPTURES

Lot n°117 N° 117

Emile BOISSEAU (1842-1923)
«La Défense du foyer»
Bronze patiné, cachet des Fonderies de Paris

Haut : 86 cm

Estimation : 3000/4000 €


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Après la guerre de 1870 et la perte de l'Alsace-Lorraine, la sculpture française prend des airs patriotiques !Emile Boisseau, réputé pour ses groupes gracieux de femmes et d'enfants («Crépuscule», médaille d'or au Salon de 1870, «L'Amour captif», Salon de 1876...), illustre la «Défense du foyer». Ce bronze présenté au Salon des Artistes français en 1881 lui vaut une médaille d'honneur.

Cette allégorie met en scène un guerrier gaulois, puissante et virile incarnation de la figure paternelle protégeant femme et enfant.
Formé aux Beaux-Arts de Paris, Boisseau est attentif à l'anatomie servie par la belle patine du bronze, au jeu des muscles et des expressions.

Le type du modèle est à rapprocher d'un autre bronze figurant un Gaulois, «Ense et Aratro». En 1887, Boisseau a donné de la «Défense du foyer» une version monumentale, en marbre, érigée Square d'Ajaccio, (Paris VIIe).


MEUBLES DE PORT

A partir du XVIIIe siècle, l'armement des bateaux et le commerce maritime assurent la prospérité des ports de la façade atlantique : Saint-Malo, Nantes, La Rochelle, Bordeaux.

L'acajou massif rapporté de Saint-Domingue puis de Cuba, à la morte saison de la canne à sucre, pour lester les cargaisons légères, devient vite la marque de fabrique du mobilier portuaire français.

Au XVIIIe siècle, la communauté des menuisiers de la Rochelle qui travaillent aussi l'amarante, le gaïac et le citronnier est très active. Elle a sa marque, identifiée par Dominique Chaussat : une fleur de lys surmontant un rabot stylisé. Dans sa vue du port de la Rochelle peinte en 1762 (Musée de la Marine à Paris), Joseph Vernet montre deux scieurs de long et derrière eux, une pile de bois de menuiserie.

Le Rochelais Benjamin Fleuriau qui possède à Saint-Domingue des plantations de canne à sucre et se fait bâtir un bel hôtel particulier à La Rochelle (l'actuel Musée du Nouveau Monde) importe de l'acajou. C'est dans ce bois imputrescible, à la belle couleur rouge, que Clément Lafaille, célèbre à La Rochelle pour son cabinet d'histoire naturelle, fait réaliser en 1766 le superbe «coquillier» destiné à abriter ses collections.

N° 203

Commode à façade en arbalète
Acajou massif
La Rochelle, époque Louis XV

Estimation : 2500/3000 €


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Lot n°203


Lot n°299 N° 299

Bureau de pente
Acajou massif
La Rochelle, époque Louis XV

Estimation : 2500/3000 €


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La commode rochelaise, en acajou massif de Saint-Domingue ou de Cuba a un air de parenté avec sa cousine bordelaise mais ses galbes sont moins prononcés. Les plus classiques (n°203) sont droites et moulurées avec des pieds à enroulements et ici des anneaux de tirage sur piastre en laiton repoussé.

Le bureau en pente est plus rare. En acajou massif, celui de Rennes Enchères (n°299) découvre «un intérieur architecturé à petits tiroirs à façade galbée surmontant des casiers et des tiroirs mouvementés». Au centre, un portillon à coquille dissimule 3 tiroirs et 2 colonnettes à secrets. Les montants moulurés à réserve se terminent par des pieds à volutes. La façade en arbalète est rehaussée d'une coquille sculptée. Peut-être un bureau d'armateur ?

N° 221

Table à écrire pupitre
Acajou et placage d'acajou
Époque Louis XVI
Attribuée à Louis Moreau
Reçu maître en 1764

Estimation : 1000/1500 €


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Lot n°221

Peu encombrants, ingénieux, toujours élégants, les petits meubles servants et les tables volantes se multiplient au XVIIIe siècle. Il y en avait pour chaque occupation, chaque moment de la journée : table de chevet, de toilette, à écrire, à jeu, à café, à en-cas, à ouvrage, à musique... En 1782, Sébastien Mercier dans ses «tableaux de Paris» s'en émerveille : «je crois que l'inventaire de notre mobilier étonnerait fort un ancien s'il revenait au monde !»

Sous l'influence des ébénistes Oeben et Roentgen, habiles mécaniciens, beaucoup de ces petits meubles combinent plusieurs usages. Ressorts, crémaillères, manivelles, mécanismes de serrurerie libèrent d'un seul geste la toilette, l'écritoire, l'échiquier...

En ce Siècle des Lumières où l'on écrit beaucoup et où les ébénistes inventent la table à la Bourgogne, la table à la Tronchin..., les petites tables pupitres à dessus en pente, pour écrire debout ou assis, sont très recherchées, à l'exemple de ce modèle attribué à Louis Moreau. D'époque Louis XVI, cette table à écrire que l'on peut installer à l'endroit voulu, présente un pupitre mobile monté sur crémaillère. En acajou et placage d'acajou, elle est très sobre : petits pieds en patins, montants cannelés reliés par deux entretoises, ornés à la base d'une harpe.

Lot n°207 N° 207

Emile GALLÉ
Suite de 4 tables gigognes
Plateau marqueté de bois divers
À thème végétal et lacustre
Piètement en hêtre teinté mouluré et arqué
La plus grande signée en marqueterie sur le plateau
Les autres signées en pyrogravure
Début XXe siècle

Estimation : 1500/2000 €

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En 1884, l'Union centrale des Arts décoratifs organise à Paris une exposition intitulée «La Pierre, le Bois, la Terre et le Verre». Elle incite Emile Gallé, maître verrier réputé, à exercer ses talents dans le travail du bois. En 1886, il ouvre à Nancy un atelier d'ébénisterie. A partir de 1894, il se procure les machines-outils les plus perfectionnées et quelques 800 essences de bois ! L'industrialisation lui permet de se spécialiser dans les petits meubles d'appoint, mis à la mode au Second Empire.

Dans l'esprit de l'Art Nouveau, Gallé en renouvelle les lignes et les formes : guéridons «Nénuphar» et «Libellule», tables à jeu, à thé, travailleuses, écrans, sellettes, étagères-escaliers et tables gigognes. Féru de botanique et d'entomologie, Gallé pour ses verreries comme pour ses meubles s'inspire de la nature. Pour ses tables gigognes, une formule venue de Chine, Gallé imagine paysages et compositions à thème végétal et lacustre jouant de toutes les nuances des bois. A l'exemple du modèle présenté par Rennes
Enchères, le plateau de chacune de ces tables gigognes (une suite de quatre le plus souvent) offre un décor de marqueterie différent, très finement exécuté.


EXPOSITIONS PUBLIQUES :
RENNES ENCHERES
32 PLACE DES LICES-35000 RENNES
vendredi 12 février de 15 h à 18 h
samedi 13 février de 10 h à 13 h de 15 h à 18 h
dimanche 14 février de 9 h à 11h
VENTE : dimanche 14 février à 14 h