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TABLEAUX et SCULPTURES du XIXe au XXIe siècle

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VENTE DU dimanche 28 février 2016


À 14 H 30
TABLEAUX ET SCULPTURES XIXe et XXIe



BARYE, MARTIN, BONNARD, LOISEAU, COCTEAU, POLIAKOFF ! Ce sont les têtes d'affiche de la vente de Rennes Enchères, dimanche 28 février à 14 h 30 sous lemarteau de Maître Carole Jézéquel et l'oeil des experts Michel et Raphaël Maket.
Des peintres et des sculpteurs de renom, reconnus de leur vivant, célébrés après leur mort, à l'honneur dans les plus grands musées, d'Orsay au Musée d'art moderne de la ville de Paris.
A leurs côtés, les peintres de la Bretagne, Guérin, Simon, Garin, Delavallée, Lemordant, Creston... offrent une belle palette de sensibilités. Sans oublier Pellerin, Prix deRome, présent dans les collections du Musée des Beaux-Arts de Rennes.
Au total une cinquantaine d'artistes et 106 numéros.


BARYE

N° 9 ÉLÉPHANT DU SENEGAL
Bronze à patine brune
Sur la terrasse : cachet à l'or FB BARYE et F.BARBEDIENNE Fondeur
H : 14 cm L : 21 cm

7 000 € /10 000 €

N°10 TAUREAU ATTAQUÉ PAR UN TIGRE
Groupe en bronze à patine brune
Cachet à l'or FB, BARYE et F. BARBEDIENNE FONDEUR
H : 22 cm L : 26 cm

6 000 € / 9 000 €


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Un prodigieux sculpteur animalier, d'une «impressionnante virtuosité » ! Familier du Muséum d'Histoire naturelle, Barye travaille d'après nature avec une prédilection pour les combats d'animaux sauvages : « Tigre dévorant un gavial » salué au Salon de 1831, «
Lion au serpent » (1836), « Serpent python et gazelle » 1847 et ici « Taureau attaqué par un tigre » (n° 10).

Barye montre la lutte de l'animal pour sa survie et laisse souvent deviner une issue fatale ! Le taureau se cabre, le tigre le mord férocement, ses griffes labourent sa chair. Il est perdu ! Au poli du marbre, Barye préfère la patine du bronze plus en accord avec le
pelage ou la peau de l'animal. L'éléphant lui inspire plusieurs bronzes : « Éléphant de Cochinchine », « Éléphant du Sénégal » (n° 10). Saisi en plein élan, les oreilles déployées, le pachyderme est prêt à charger !

La marque de Barbedienne et le cachet d'or utilisé par le fondeur entre 1876 et 1889 sont un gage d'ancienneté et de qualité.


Henri MARTIN

N°17 BARQUES SUR LA GRÈVE À MARÉE
BASSE

Huile sur toile signée en bas à droite
36 x 77 cm

30 000 € / 40 000 €
Certificat remis par M. Cyrille Martin



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Henri Martin doit sa redécouverte à Rennes Enchères : 42 toiles oubliées dans un appartement rennais, authentifiées par Michel Maket et vendues le 1er avril 2012 pour un montant total de 4 264 000 €.

Formé à l'Ecole des Beaux-Arts de Toulouse, Médaille d'or à l'Exposition Universelle de 1889, exposé dans les meilleures galeries parisiennes (Galerie Mancini en 1895, Galerie Georges Petit en 1910), très réputé de son vivant, honoré par une avenue à Paris,
Henri Martin a composé de grands décors pour l'Hôtel de ville et le Palais de Justice de Paris et nombre de toiles : 200 pour l'exposition de la Galerie Georges Petit en 1910.

Jacques Copeau, dans la revue « Art et Décoration » louait alors « sa douceur vibrante, sa force délicate et nuancée ». Partagé entre symbolisme et pointillisme, Henri Martin excelle dans les paysages de sa région natale mais aussi de Bretagne. Les « barques sur la
grève à marée basse » ont été peintes entre 1900 et 1910 : une composition inspirée des estampes japonaises, une délicate harmonie d'ocres et de bleus pâles, fondus à la manière du pastel, des touches de couleur vives ici et là pour suggérer l'humidité de l'air, le
miroitement de l'eau, les barques perdues dans la brume. Une interprétation pleine de poésie !

Pierre BONNARD

N°21 BAIGNEUSE AU ROCHER ESSUYANT SON PIED DROIT
Bronze à patine brun foncé, exemplaire n°11/30 Sur l'arrière du rocher : cachet SLG
Cachet CIRE PERDUE VALSUANI et 11/30
H : 14,8 cm

7 000 € / 12 000 €

N° 22 CHIEN
Bronze à patine brune , exemplaire n°8/12
A l'arrière de la terrasse : PB 8/12
H : 13,2 cm, socle : 3,5cm

2 500 € / 3 500 €


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Membre fondateur des Nabis, tour à tour peintre, lithographe, affichiste, décorateur, Bonnard se lance dans la sculpture sur les conseils d'Ambroise Vollard. « Un jour raconte le célèbre galeriste, j'avais vu Bonnard pétrir de la mie de pain. Entre ses doigts, elle prenait
peu à peu la forme d'un petit chien. Mais dites-moi, Bonnard, il me semble que c'est de la peinture cela, si vous me faisiez des statuettes ». Et Bonnard de s'exécuter : 15 sculptures connues, certaines éditées en bronze dont un important surtout de table inspiré par « Daphnis et Chloé » A cette époque, Vollard en quête de nouveaux clients a l'idée d'éditer des sculptures signées des artistes du moment : Gauguin, Renoir, Maillol.

Admirateur de Rodin dont il se plaît à retrouver « le tumulte et la verve », Bonnard suggère plus qu'il ne décrit. Dans « la baigneuse au rocher » (n°21), « le chien » (n°23), «le cheval marin » (23), «l es traces de moulage sont mises en évidence et le sens du
mouvement prime sur le réalisme de la représentation. »


Gustave LOISEAU

N° 29 LE PONT MARIE, EFFET DE NEIGE
Huile sur toile, signée en bas à gauche
Monogramme au dos, circa 1925 - 73 x 60 cm

25 000 € / 35 000 €


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Un des grands maîtres de la lumière, dans la lignée de Claude Monet ! À travailler sur le vif au contact de ses amis Maufra et Moret à Pont-Aven en 1890, Gustave Loiseau comprend que chaque lumière est source d'impressions nouvelles.

Lorsqu'il peint la mer en Normandie (Fécamp, Étretat, Dieppe) et en Bretagne (le Cap Fréhel), ses bleus et ses verts, posés sur la toile d'une touche alerte et frémissante, ont une rare intensité ! Sur les berges de l'Oise ou de la Seine, sa palette s'adoucit, tout en nuances délicates, tel « Le Pont Marie à Paris, effets de neige » peint vers 1925. Les coups de pinceau « croisés » restituent avec douceur le mouvement de l'eau, la lumière hivernale, le ciel voilé, les toits blancs. Une composition rythmée par les diagonales du pont, les verticales des troncs d'arbre et les façades étroites des immeubles de l'île Saint-Louis, teintées de blancs cassés et d'ocres rosés.


Jean COCTEAU

N°65 DEUX PROFILS
Crayon de couleur et stylo bille sur papier
Monogramme apocryphe en bas à droite
21 x 13, 5 cm

600 € / 900 €

« Jean, étonne-moi! » Jamais Cocteau n'oubliera ces mots de Diaghilev. Avec un égal talent, il brille au théâtre, au cinéma, dans les lettres et les arts. Ses dessins se reconnaissent au premier coup d'oeil. Un trait vif et acéré pour ces visages esquissés d'un seul mouvement : deux profils imbriqués, liés l'un à l'autre tels «les Enfants terribles ».



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POLIAKOFF

N° 74 COMPOSITION ABSTRAITE
1961 Gouache sur papier, signée en bas à droite
60,5 x 44 cm

25 000 € / 35 000 €

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Un coloriste né ! Virtuose de la balalaïka et du pinceau, Poliakoff orchestre ses couleurs au rythme de vibrants accords, jouant de toutes les tonalités !

Figure majeure de l'Ecole de Paris, soutenu par les grands historiens de l'abstraction (Charles Estienne, Michel Ragon, Dora Vallier), les meilleurs galeristes (Denise René, Dina Vierny), les plus grands collectionneurs (Yves Saint-Laurent), il explore toute sa vie les relations entre la forme et le fond, la couleur et la lumière, la ligne et la surface. « Chaque jour, commencez votre travail comme si vous peigniez
pour la première fois ! » Ses compositions sont longuement méditées. « Chaque matière amène ses propres formes ». Avec le même élan, Poliakoff pratique l'huile, la gouache et l'aquarelle. La richesse de sa palette, il l'obtient en broyant lui-même ses couleurs.

Les formes à la géométrie tempérée s'imbriquent comme les pièces d'un puzzle, vivifiées parla couleur et la matière qui donnent rythme et musique à la toile et au papier, telle cette gouache de 1961 contrastée de bleu et de rose, aux nuances subtilement modulées pour
en renforcer l'intensité, la luminosité et la transparence.

Poliakoff a fait l'objet en 2014 d'une importante rétrospective, « Le rêve des formes » au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris.


Francis PELLERIN

N° 83 / n° 106 Sculptures
(n° 84 : 8 000 €/9000 €)

Peintures (n°88 : 7000 € / 8 000 €)



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Une étonnante vitalité créatrice, un foisonnement de formes et de volumes géométriques !
Né à Cancale en 1915, dans une famille de Terre-Neuvas, Prix de Rome de sculpture en 1944, pensionnaire de la villa Médicis, Pellerin a
marqué la ville de Rennes par son enseignement à l'Ecole des Beaux-Arts et ses nombreuses réalisations.
Sculpteur, il se livre à d'inlassables variations au rythme des pleins et des vides, dans la mouvance de « l'Abstraction géométrique » et du «Groupe Mesure » créé en 1960 par son ami Georges Folmer. Il invente un alphabet de formes, expérimente toutes les combinaisons , les conjugue en « structures extensibles », « structures déployées »(n° 90),« boules »( n°84 ), « signaux ».La polychromie est essentielle.
Peintre, Pellerin établit de subtiles correspondances entre ses sculptures et ses toiles. Ainsi les « Formes harmoniques »(88) font-elle écho aux « Structures déployées », vibrant au gré des aplats colorés. En 2005, le Musée des Beaux-Arts de Rennes a consacré une importante rétrospective à Pellerin. Il conserve plusieurs de ses oeuvres dans la salle dédiée au «Groupe Mesure» et le grand mobile en laiton doré de1957.

LES PEINTRES DE LA BRETAGNE

Ernest GUÉRIN

N° 44 NOTRE-DAME DE PENHORS, BRETAGNE

Triptyque à l'aquarelle gouachée, signé et situé en bas à droite avec un envoi
18 x 24, 5cm et 2 fois 18 x 8 cm

3 000 € / 5 000 €

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Habitué des salons parisiens, consacré en 1913 par une exposition au Pavillon de Marsan et plusieurs achats, le Rennais Ernest Guérin est aussi apprécié pour ses enluminures médiévales que ses aquarelles. Celles-ci servent l'image d'une Bretagne sauvage et rude, empreinte de foi. Ciels immenses et tumultueux, pâle lumière, terres battues parles vents et les embruns, Guérin souligne la petitesse de l'homme face aux éléments. Ses vastes panoramas, parfois composés en triptyques avec ici une chapelle, là un calvaire ou quelques chaumières (n°48) sont peuplés de minuscules personnages aux costumes multicolores. La mer déchaînée à Belle-Île ou à Quiberon, les landes du Finistère ou du Morbihan (n°45), les scènes de pardon à Sainte-Anne-La Palud ou à Notre-Dame de Penhors ( n°44) constituent l'essentiel d'un répertoire régi par le principe de la série, déclinée au fil des heures.


DELAVALLÉE, SIMON, CRESTON , LEMORDANT, GARIN...

À remarquer aussi : «voiliers au mouillage» d'Henri Delavallée n°37 : 1500 € / 2500 €),»Cueillette des pommes» de Lucien Simon ( n°38 : 1200 € / 1800 €) «Marché à Guérande», de René-Yves Creston ( n°40 : 2200 €/ 3000 €), «Femmes dans les marais salants» de Jean-Julien Lemordant (n°41 : 400 € / 700 €)...

Gwénaëlle de Carné


EXPOSITIONS PUBLIQUES

A PARIS 17 Avenue de Messine

Du lundi 8 février au mercredi 17 février sur rendez-vous

À RENNES, 32 Place des Lices
vendredi 26 février de 15 h à 18 h
samedi 27 février de 10 h à 13 h et de 115 h à 18 h
dimanche 28 février de 9 h à 12 h

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Interencheres-live.com

MICHEL ET RAPHAËL MAKET EXPERTS
Membres du Syndicat français des experts professionnels
en oeuvres d'art et objets de collection

17 avenue de Messine 75008 PARIS
Tel. +33 (0) 1 42 25 89 33 - FAX : + 33 (0) 1 43 59 02 67
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