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TABLEAUX ANCIENS OBJETS d'ART MOBILIER

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VENTE DU lundi 22 juin 2015

ORFEVRERIE, TABLEAUX,
MARINE, ARTS D'ASIE
SCULPTURES, MOBILIER
OBJETS D'ART

“L'art, c'est la fleur de la sensibilité humaine". Les mots du poète allemand Wackenroder (1773-1798) trouvent un écho dans chacune des ventes de Rennes Enchères : diversité des talents, vitalité créatrice des artistes, richesse de leur inspiration, goût du Beau, recherche de l'harmonie, audace de l'interprétation...

Preuve en est avec la vente du lundi 22 juin à 14 h orchestrée par Maître Carole Jézéquel : orfèvrerie, tableaux, Marine, arts d'Asie, sculptures, mobilier et objets d'art. Soit 275 numéros, des assiettes à décor de poisson de Mathurin Méheut (n°82 : 60 / 80 €) à l'exceptionnelle maquette du paquebot “Ile de Cuba" (n°91 : 20 000 / 60 000 €). Avec une mention spéciale pour le vase “Cigale" signé Habert-Dys (n°174 : 8000 / 12000€), impressionnant!

MARINE

N°91
Exceptionnelle maquette de chantier au 1/50e du paquebot
“Ile de Cuba"
342 x 39 cm

Estimation : 20 000 / 60 000 €


Une exceptionnelle maquette de chantier au 1/50 e, parfaite réplique du paquebot “Ile de Cuba", lancé en 1914 par la Compagnie Générale Transatlantique ! Exceptionnelle par ses dimensions, son état de conservation, sa présentation (vitrine et table en acajou) et la qualité de son exécution !

Le paquebot “Ile de Cuba" a été construit dans les Chantiers et Ateliers de Provence pour rallier les Antilles et l'Amérique centrale. C'est pour promouvoir la Compagnie mais aussi leur travail que les meilleurs compagnons ont réalisé ce chef-d'oeuvre. La maquette reproduit le navire dans ses moindres détails, jusqu'aux mécanismes “Welin" des bossoirs des chaloupes ! La qualité des finitions force l'admiration : “peinture au poli remarquable, bois vernis effet satiné, manches à air nickelées, pièces métalliques dorées à l'or fin." Une maquette d'autant plus précieuse que le paquebot rebaptisé “La Fayette" en 1915, puis “Mexique" en 1929 a coulé en 1940 !


ARTS D'ASIE

N°123
Chine, brûle- parfum XVIIIe

Bronze, émaux cloisonnés

Estimation : 8000 / 12 000 €

Avec les porcelaines de la Compagnie des Indes, les laques, les soieries, les épices, les brûle-parfums chinois sont des objets très prisés des collectionneurs du Siècle des Lumières. Christophe-Paul de Robien (1698-1756) en possédait un dans son cabinet de curiosités (visible au Musée des Beaux-Arts de Rennes).


Dans les rituels taoïstes, bouddhistes et confucianistes, des bois odoriférants, des résines et autres substances aromatiques y étaient consumés pour exhaler leur parfum. Une pratique recommandée dans les traités médicaux de Mawangdhui (antérieurs à 168 av. J.C.). Chez les lettrés chinois, le brûle-parfum a sa place à côté de l'encrier. Il sert aussi à mesurer le temps, par la combustion de bâtonnets d'encens ou de cordes en spirales.

Le brûle-parfum de Rennes Enchères, daté du XVIIIe est remarquable pour ses émaux cloisonnés polychromes à décor de cigales de qilong, masques de taotie (animal fantastique) et ses prises ornées de hérons et de lotus.

MOBILIER

N°s 157, 159, 202, 229, 215

Le mobilier français des XVIIe et XVIIIe est réputé pour sa qualité et son raffinement.

Sous Louis XIV, le fauteuil supplante définitivement la chaise à bras, telle cette paire en noyer à large assise, tapisserie ancienne et beau décor sculpté de volutes feuillagées, coquilles et lambrequins (n°157 : 11 000/18 000 €). Sous la Régence, les consoles sont les premières à présenter les lignes courbes de la Rocaille, tel ce rare modèle en chêne rehaussé d'un marbre rouge Royal reposant sur 4 pieds joliment arqués. La façade s'agrémente d'un mascaron féminin (n°159 : 15 000/18 000 €). Sous Louis XV, la marqueterie triomphe, tel ce ravissant secrétaire en placage de bois de rose, filets de bois de violette, entourage de satiné, marbre des Flandres (n°202 : 2200/2500 €). Sous Louis XVI enfin, les lignes s'affinent tels ces 5 fauteuils estampillés Henri Jacob (n°229 : 17 000/20 000 €) et cette bergère d'enfant dont la frise de feuillage se retrouve sur une petite duchesse brisée estampillée Jacob (n°215 : 1000/1500 €).

OBJETS D'ART

N° 174 Jules - Auguste HABERT-DYS 1850-1928

Maître décorateur
Vase “Cigale", 1905
Bronze, argent, émail, agate
Estimation : 8000 / 12 000 €


Un virtuose du dessin, doué de tous les talents ! Peintre, graveur, illustrateur, écrivain d'art, céramiste, verrier, orfèvre, Habert-Dys semble fait dès ses débuts pour l'Art Nouveau ! Une étonnante capacité d'invention, une vitalité créatrice peu commune, une passion pour les arts décoratifs, une parfaite connaissance de la flore et de la faune, sources de son inspiration, un sens inné de l'ornement ! Voilà les qualités de cet artiste toujours désireux de surprendre tant par l'originalité des formes que par le raffinement des matières : or, argent, bronze, émail, ivoire, ébène...

Né à Fresnes, formé dans l'atelier de Gérôme à partir de 1874, Habert-Dys est un habile dessinateur : sûreté et fluidité du trait comme on le voit dans ses “Fantaisies décoratives" publiées en 1886 avec 48 planches en couleur “pour servir à la décoration des faïences, meubles, tissus, bijoux..."

En 1876, Habert-Dys met ses talents au service du porcelainier Charles Haviland dans l'atelier de la rue d'Auteuil à Paris dirigé par Félix Bracquemond, découvreur d'Hokusaï. De 1881 à 1887, Habert-Dys réalise 500 dessins pour la revue “L'art". Ils inspirent céramiques, éventails, papiers peints, joaillerie, verrerie, orfèvrerie...

Au tournant du siècle, Habert-Dys passe à l'exécution et compose des pièces uniques pour le Salon des artistes français entre 1903 et 1906 : un coffret en ébène de macassar remarquable pour ses panneaux émaillés au décor japonisant et ses fleurs en argent ciselé, des coupes en cristal, des vases en agate aux motifs végétaux exubérants !

Daté de 1905, année de l'Exposition universelle, le vase présenté par Rennes Enchères est impressionnant ! Exécuté avec le concours du talentueux orfèvre Fernand Poisson à Paris, il montre trois cigales. En argent ciselé, délicatement ajourées et rehaussées d'émail, les ailes dissimulent le corps du vase. L'abdomen et la tête aux yeux d'agate sont en bronze patiné. La vérité des détails naturalistes force l'admiration !

N° 210 Pendule en biscuit de porcelaine de Paris

bronze, laiton doré et marbre mouvement signé
“Robert à Paris"
Epoque Louis XVI

Estimation 6800 / 7500 €


Merveilles de précision, les pendules du XVIIIe sont de véritables objets d'art ! Pour séduire une clientèle exigeante, friande de nouveautés, les maîtres horlogers français suivent les goûts du moment tout en s'inspirant de l'actualité. On connaît les pendules “à la montgolfière" à la mode dès 1782, on connaît moins les pendules créées à la suite de la guerre d'indépendance américaine.

D'époque Louis XVI, la pendule de Rennes Enchères évoque la bataille de Yorktown. Assiégée par Washington avec l'appui du corps français de Rochambeau et de l'escadre de Grasse, Yorktown défendue par le général anglais Cornwallis capitule le 19 octobre 1781, ce qui met fin à la guerre d'indépendance américaine.

En biscuit de porcelaine de Paris, bronze et laiton doré sur un socle de marbre bleu Turquin, la pendule au mouvement signé “Robert à Paris" représente deux voiliers à canons et cordages en métal doré avec leur cargaison. Portant le pavillon anglais, ils sont amarrés à une forteresse abandonnée où flotte le pavillon américain au côté d'un canon de bronze.